C’est la première fois que je ressens cette sensation de fierté. J’ai réussi… J’ai fait un semi-marathon en entier. Et oui… 21.1 km. Je n’en reviens toujours pas. Par contre mon corps, que j’ai épuisé, lui s’en souvient et me le rappelle chaque minute.

Le lendemain de la course, en me levant, je me rends compte que je ressens une énorme barre de douleur en bas du dos. J’en pleure tant c’est douloureux. Je ne sais pas quoi faire. C’est la première que je ressens ce type de douleurs lombaires. Je file à la pharmacie (en marchant comme un cowboy et en me tenant le bas du dos comme les petits vieux). Je dépense une fortune en patchs chauffant et décontractants, à moitié efficaces mais la chaleur qu’ils propagent me font un peu de bien sur le moment. Je suis en souffrance et ne peut tenir sur ma chaise de bureau. Par prévention, j’avais emmener un petit coussin d’appoint que j’ai calé sur la chaise au niveau du bas de mon dos. Il me soulage un peu en faisant pression sur le patch chauffant.

Je cherche désespérément un ostéo du sport dispo le jour-même voire le lendemain. Je n’en trouve pas. C’est l’horreur. Ma chaise du boulot me fait trop mal au dos. Je n’en peux plus. J’ai du attendre jusqu’au mercredi, soit 2 jours et 2 nuits de torture, pour avoir un rdv chez l’ostéo. J’ai les vertèbres complètement tassées à cause du trop plein d’efforts. J’ai trop forcé sur mon corps, qui n’est pas habitué à tant de distances en course à pied. Je suis en mille morceaux.

douleurs_bas_dos

Au bout de quelques jours, malgré la séance d’ostéo, je ressens encore quelques douleurs toujours présentes en bas du dos. Bilan de la situation : une 2ème séance chez l’ostéo s’impose.

Résultat de ce surentraînement et trop plein de running :

> deux visites chez l’ostéo qui m’ont sauvé la vie (mais ont ruiné mon porte-monnaie)
> 1 mois et demi d’arrêt de sport
> 1 mois et demi d’étirements
> 1 grosse frayeur

Voici quelques signes à reconnaître et à ne surtout pas prendre à la légère si vous êtes en situation de surentraînement :

  • Je tousse plus souvent
  • C’est ma faute si je réussis moins bien
  • Je maigris
  • Mes gestes sportifs sont moins précis, moins habiles
  • Je suis souvent patraque
  • Mon cœur bat plus vite qu’avant au repos
  • Je dors moins bien

 

Cet article vous apportera quelques informations supplémentaires sur les risques du surentraînement. Quand on se fixe un but à atteindre, comme moi, on peut parfois devenir obsédés par celui-ci.
Pour atteindre ce but fixé, qu’il soit un meilleur chrono, une nouvelle distance, une meilleure vitesse, le runner est prêt à prendre le risque de se surentrainer et de se blesser dans le pire des cas.
Plus une personne s’entraîne, plus elle devient « performante » et ne se croit pas du tout concernée par les blessures. ERREUR. Au contraire, c’est à ce moment là qu’elles risquent d’arriver.

Ce que l’on sait du surentrainement :

  •  trop d’entraînements tue l’entrainement : l’excès de sorties va nuire à votre performance
  • l’augmentation du nombre d’entraînements doit se faire petit à petit, par palier, pour éviter tout souci de blessure comme moi avec mon tendon d’Achille pendant ma « préparation » des 20Km de Paris
  • le surentrainement peut provoquer un trouble du sommeil. Le manque de sommeil associé à une alimentation non équilibrée est propice aux blessures
  • le surentrainement peut provoquer des états d’irritabilité, de mélancolie, d’isolement et de ras le bol du running

Pour conclure, courir doit rester un plaisir et un moyen d’épanouissement personnel ! Dans le cas contraire, il est temps de lever le pied 😉

Et vous qu’en pensez-vous ?

 

 

marathon 1km

 

 

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