Après les vacances d’été, en septembre c’est la rentrée running. Au programme : la célèbre course Course Paris-Versailles le 16 septembre 2015.

Depuis quelques années, je rêvais de faire cette course autant que je ne la redoute. Ce qui m’effraie ? La fameuse côte des Gardes, qui monte sans cesse et qui semble interminable. J’aime bien ce mot : INTERMINABLE.

Au cours d’une course ou d’un entrainement, au moins une fois dans sa vie, chaque runner se dira : « c’est interminable… j’arrive un jour à la ligne d’arrivée? ça ne s’arrête jamais ? la ligne d’arrivée a disparu ? Je n’en peux plus ». Au fond, c’est ce qui nous permet de nous surpasser et de progresser… Un km, qui se transforme en 10km, puis 15km, puis 21,1 km puis.. STOP lol

La veille de la course, je retire mon dossard au palais des sports d’Issy les Moulineaux. Je connais l’endroit  puisque j’avais aussi retiré mon dossard pour la Corrida d’Issy les Moulineaux en décembre 2014. Je fais le tour des stands présents, puis retire mon dossard très rapidement grâce aux bénévoles sympas et bien organisés. Il fait beau. Que du bonheur.
Me voilà presque prête pour cette course mythique nous faisant arriver au pied du Château de Versailles.

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Dimanche matin, j’arrive à 8h au stade Suffren. J’ai prévu de la marge car apparemment c’est la cohue pour déposer les sacs dans les camions qui les achemineront jusqu’à Versailles. Cohue avérée. Au bout d’1h d’attente, je réussis enfin à déposer mon sac et prends la direction du départ au pied de la tour Eiffel.

Le timing devient serré au vu du départ qui approche vite. Énormément de monde à attendre sur la zone de départ. Je me faufile sinon je ne pourrai jamais partir dans l’heure. Trop de monde à partir en même temps. C’est bon, je suis dans la prochaine vague de départ.

3..2..1..C’est parti. Je m’élance sur un rythme régulier. Les premiers km se passent bien. Puis, je ne suis plus qu’à 1km de la côte… Aie j’ai peur…
Et voilà, j’y suis, j’attaque la montée. Toujours un peu plus. Elle est impressionnante. Si raide !
Au début, je tiens le rythme mais au bout de quelques km j’ai très envie de marcher. Je vois tous ces gens qui marchent autour de moi. C’est si tentant… Mais NON Emma tu cours c’est tout. Ralentir un peu Ok mais pas question de s’arrêter.

Mes cuisses et mes mollets ne sont pas contents et commencent à m’en vouloir… Je n’ai aucun repère de distance car je ne connais pas le parcours. Je dépasse le cimetière et au loin je vois que le tracé devient plat à nouveau. Encore un petit effort. Après le plat, une très grande descente s’annonce sur quelques km. Je serre les abdos à fond pour gainer et protéger mon dos et je fonce dans la descente. C’est top, j’arrive à bien gérer la descente contrairement à beaucoup de participants qui ralentissent.

Ca redevient plat, je prends du sucre et de l’eau puis continue sur mon rythme du début. Au loin, j’aperçois une nouvelle montée, moins longue que la côte des gardes mais quand même !!! Et c’est reparti, j’y crois, j’avance aussi vite que je peux (pas trop vite malheureusement),  je ne marche pas et je tiens. Elle est plus courte que la côte précédente. Au bout de quelques mètres, la route débouche sur la fameuse avenue de Paris qui s’étend sur 2km. C’est beau de courir et de voir le Château de Versailles au loin mais alors qu’est-ce qu’il est loin… aussi loin que la ligne d’arrivée…

Etonnement je suis en forme sur ces 2 derniers km. Je donne tout ce que je peux. Je vois les runners souffrir autour de moi. Courage c’est bientôt fini ! Quelques sourires aux photographes et je franchis la ligne d’arrivée. Je me surprends à en avoir encore « sous le pied » comme on dit.

Objectif moins d’1h30 : 1h24 chrono officiel waow j’y crois pas.

Une fois la médaille autour du cou et une bouteille d’eau avalée, je récupère mon sac au vestiaire sans problème. Organisation top malgré la cohue du matin pour donner son sac.

Le retour en RER C était compliqué. Beaucoup de monde à attendre pour rentrer sur Paris. Un conseil si vous n’avez pas de pass navigo comme moi, essayer de prévoir un ticket retour à l’avance pour passer directement et éviter la queue au guichet.

Pourquoi pas refaire cette course en septembre prochain.

 

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