Me voilà inscrite pour le semi-marathon de Paris le dimanche 8 mars 2015. Pour ce deuxième semi-marathon, je me sens plutôt confiante.

Le douloureux baptême du premier semi-marathon de Boulogne-Billancourt étant passé, aujourd’hui je sais un peu plus à quoi m’attendre. Enfin plus ou moins…

Le départ du Semi-marathon de Paris ayant lieu à Vincennes, pour être zen, j’opte pour les transports en commun plutôt que mon scooter.

Forte de mes 2 précédentes courses, je me sens plutôt à l’aise en arrivant à 8h sur le village. J’avais bien répéré l’organisation et la répartition des différents lieux. Sac déposé au vestiaire, j’attends l’échauffement collectif sur la place du château mais il est déjà 9h et toujours rien.
Dommage. Je me dirige donc vers mon sas de départ. Je ne suis pas assez échauffée alors je me décide à faire 5 tours d’un mini parc situé à côté de la zone de départ. C’est mieux que rien.

Je rentre dans mon SAS de départ 1h50, qui par ailleurs me parait un poil ambitieux… ! Soit 7 minutes en moins que mon premier semi couru en novembre (1h57) où j’étais à la limite du malaise à l’arrivée…

Une très belle matinée ensoleillée s’annonce. C’est motivant pour prendre le départ d’une course.
40 000 coureurs sur cette épreuve c’est quand même impressionnant. L’organisation est bien carrée : orientation des coureurs, SAS de départ, bénévoles accueillants et motivés.

A moins de 2 minutes du départ, je suis stressée mais c’est positif. J’ai vraiment hâte de franchir la ligne d’arrivée et de connaître mon chrono. Vais-je réussir ?

parcours semi paris

 

3..2..1… C’est parti !
Comme d’habitude, embouteillage sur les 2 premiers km avec les « coureurs tortues », qui se sont trompés de SAS de départ, très difficiles à doubler au vu du nombre de coureurs sur l’épreuve.

Sur les 5 premiers km, jusqu’à nation, j’adopte mon allure de confort habituel. Tout va bien. La foule commence à se clairsemer. Je fais attention à ne pas courir trop vite pour garder des forces pour l’ultime accélération sur les derniers km. Enfin nous verrons si il m’en restera vraiment…

5km : 27’03.

Je continue sur le même rythme. Le parcours est plutôt plat donc c’est pas mal. Jusqu’à hôtel de ville, je sens que mes jambes accélèrent naturellement. Entre le 9km et le 10km, je commence à avoir un début de point de côté et à fatiguer. Ouf le ravitaillement est à juste quelques mètres plus loin, un peu avant le 11km.
Quelques précieuses gorgées d’eau et c’est reparti.

11eme km : 57’28.
Allez go je me motive, j’essaie de ne pas lâcher. J’ai fait un poil plus que la moitié…

Au 13KM, j’attaque une grosse montée sur l’avenue Daumesnil. Il commence à faire très chaud, je sens que mes jambes ne sont plus aussi vives qu’au début malgré les chaussettes de contention.

Pour cette course, je teste pour la première fois des chaussettes de contention spéciales running achetées chez Compressport. Dans la vie de tous les jours, j’ai une mauvaise circulation du sang et les jambes lourdes. Ces chaussettes de contention vont me permettre de régénérer plus vite mon sang et éviter la lourdeur dans les jambes.

Tout le monde ralentit dans la montée qui nous semble interminable. Je prends un gel énergétique pour me donner un petit coup de fouet. Pas moyen que je marche dans cette montée, je continue et arrive à garder mon rythme presque de croisière.
Ca y est, on retrouve un terrain plat. Je me retrouve au niveau d’un meneur d’allure 1 h50. Chouette ça faisait un moment que je les avais perdu de vue. A ses côtés, je reconnais Vincent Moscato qui galère autant que moi. Ca me motive encore plus. Je les suis jusqu’au 18km. Malheureusement, mes jambes me tirent, je n’en peux plus. Une lutte terrible contre moi-même commence. Je me fais doubler par ceux qui accélèrent.

La longue ligne droite de la porte de Charenton jusqu’à l’arrivée, dans le bois de Vincennes, est INTERMINABLE. Je n’en vois plus la fin. J’accélère, je ralentis et ce pendant les 3 derniers km.

blog
Une lueur d’espoir renaît quand je passe la dernière borne chrono et que je dépasse la ligne des photographes. Dans ma tête, je me dis « chouette c’est certain dans 100m j’arrive ». Je commence à tout donner. Et là c’est la cata…. Sur un panneau est indiquée la distance jusqu’à la ligne d’arrivée : encore 1 long et douloureux KM. Plus de moral, plus de jambes. Je n’ose même plus regarder ma montre, j’ai peur de mon chrono.

Voilà tout va se jouer sur ce dernier malheureux km. Décidément, j’ai du mal à gérer mon effort et à garder une once d’énergie pour la fin. J’avance du plus vite possible avec des jambes et un mental qui font grève. Merci à mes ‪brooks qui me portent !

Enfin…. je vois la ligne d’arrivée, je fonce. Ouf c’est fini. J’arrête le chrono de ma montre ‪Garmin Forerunner.

Surprise inouïe : 1h51 !!!!!!!! 1 minute de plus que les 50′ mais pour un second semi c’est plutôt encourageant 🙂

I DID IT !

Je récupère cette belle médaille bien méritée, un tour au vestiaire pour récupérer mes affaires et direction la maison.

Une bonne nuit de repos me fera le plus grand bien !

Et vous avez-vous déjà couru le semi de Paris ?

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