Ce début 2016 commence fort. En effet, un objectif de taille m’attend : la préparation pour le Marathon de Paris du 03 avril 2016 !

Et dire que l’an dernier j’étais bénévole sur le Marathon de Paris à la gestion des SAS de départ et zone d’arrivée. Au rond-point de porte Dauphine, soit à 200 mètres de l’arrivée, je voyais les futurs marathoniens en souffrance et certains s’écrouler de fatigue devant moi. J’en ai ramassé et remotivé plus d’un !

Cette année c’est moi qui serait dans ce  fameux SAS de départ…. Mais avant ce moment, une longue et intense préparation m’attend.

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Et voilà c’est parti pour 12 semaines de préparation intensive pour le Marathon de Paris 2016 qui aura lieu le dimanche 03 avril prochain.

Pour m’entraîner, j’ai opté pour un plan de Kalenji à raison de 3 séances par semaine. J’ai utilisé le même plan prépa qu’un couple d’amis qui ont réussi leur premier marathon, à Florence en novembre dernier.
Mes amis ont beaucoup contribué dans ma décision de m’inscrire et oser relever ce défi fou : faire un marathon. Ils m’ont rassuré, accompagné, motivé et soutenu jusqu’au jour J.

C’est rassurant d’avoir autour de soi des personnes qui ont vécu ce que je m’apprête à vivre et qui est complètement inconnu pour moi, voire surréaliste.

Une semaine type de préparation :
– une séance d’endurance fondamentale (entre 30 et 50 minutes)
– une séance de fractionné (basé entre 80-90% de la Fréquence Cardiaque Maximale)
– une sortie longue (1h20 à 2h30)
– une séance d’endurance fondamentale (entre 30 et 50 minutes) supplémentaire

Dans l’ensemble, ma préparation s’est bien passée. Je n’ai pas ressenti de grosse fatigue avec l’enchaînement des séances, qui étaient parfois intensives. En plus des 3 séances hebdo, j’ai rajouté une 4eme séance d’endurance fondamentale pour être encore plus endurante.

Ma plus grosse appréhension sur ce plan de préparation est la fameuse sortie longue de 2H30. Quoi 2H30? Mais je ne vais jamais y arriver ! Je n’ai jamais couru plus de 1h57.
Cette durée est vraiment l’inconnu. J’angoisse vraiment. Par ailleurs, je ne sais pas où aller pour courir pendant 2H30. Il me faut un lieu avec des points d’eau sur le parcours voire une possibilité de cacher des bouteilles avant le début d’entrainement.
Bois de boulogne? Bois de vincennes ? Versailles ?

Au final, à 3 semaines du jour J, j’ai fait cette fameuse sortie longue de 2H30 lors du semi du Rueil-Malmaison. Semi très sympa, au bord de la Seine, pas beaucoup de participants et un super soleil donc c’était très agréable.
Pour arrivée à 2H30, j’ai rajouté des petits détours sur le parcours officiel. Ainsi, j’ai pu profiter des ravitaillements prévus sur la course par l’organisation. Je ne pouvais pas rêver mieux.
Finalement, cette sortie de 2h30 c’est très bien passé. A l’arrivée, je n’ai pas très fatigué et mes jambes ne tiraient pas énormément.
Tout s’est bien passé sauf à un détail près… J’ai commencé à ressentir une douleur importante au tendon d’Achille gauche. Le kiné de la course me conseille de me reposer et de faire des soins d’argile verte et quelques étirements. Mais aussi me recommande fortement de lever le pied si je veux être finisher dans 3 semaines . oh oh…

Le lendemain, j’ai toujours autant mal. Je file faire une séance de ‪cryotherapie chez Cryotep, soins recommandés en cas de douleurs type tendinites, courbatures après courses, mal de dos, etc… . C’est une nouvelle expérience car je n’avais jamais testé.
Pendant 3 longues minutes, je suis plongée à – 160 degrés dans une cabine où seule ma tête dépasse. Ce fut les 3 plus longues minutes de toute ma vie. J’ai énormément souffert du froid. Après la torture, Antoine, le gérant, me masse et me remet en place en fonction de mes douleurs. Pour ma part, mon tendon était plutôt en bon état (ouf c’est rassurant) mais il faut vraiment que je fasse attention et que je m’arrête de courir, si possible toute la semaine. En tout cas, ma sortie longue de 2H dimanche prochain (à j-15) est à supprimer tout comme les fractionnés.

Mon moral est au plus bas. Les 10 semaines de préparation intensive défilent devant mes yeux. Chaque effort, chaque sacrifice. Je n’arrive pas à gérer mentalement cette douleur qui perturbe ma préparation à si peu de jours du marathon. C’est dur de devoir lever le pied à cause d’un élément qui ne dépend pas de ma volonté. Le corps est une machine qui a besoin de temps pour se reconstruire autrement c’est la cassure.

A contre cœur, je décide de faire une pause de 2 jours puis reprends deux sorties lentes de 45 minutes le mercredi et le vendredi suivants la séance de cryothérapie. Je sens encore une gêne au niveau du tendon et du déroulé du pied. C’est la cata, c’est la panique. Tant l’angoisse est présente, j’ai presque les larmes aux yeux lorsque je dois accélérer, de peur que mon tendon me lâche.
Deux mois et demi de préparation pour peut-être s’arrêter d’un coup à cause d’un tendon d’Achille… C’est très dur moralement.

A ce moment là, j’ai la chance de pouvoir demander conseil à mon osteo et mon podologue. Merci à eux pour leur aide et leur précieux conseils. Sans eux, je n’aurai pas pu finir ma préparation.
Mon podologue m’a conseillé de faire de la natation pour compenser la course. Ce sport porté, préservant mon tendon,  me permet de travailler mon cardio, mon endurance et mon souffle. Un complément idéal dans ma préparation marathon.

A J-15, 3 jours de repos total puis programme de l’avant-dernière semaine :
mardi : footing lent
mercredi : piscine
jeudi : footing lent
vendredi : piscine
dimanche : sortie longue 1h30

Lors du programme de l’avant-dernière semaine, dès le mardi, si les douleurs étaient revenues au tendon d’Achille, j’étais foutue….. Adieu le marathon. Par miracle, le tendon a tenu. Le reste d’inflammation est encore un peu présent mais les jambes répondent bien. C’est l’essentiel.
Par contre, le jeudi apparaît une grosse douleur en bas du dos, au niveau des lombaires. Tout mon corps se déglingue petit à petit. J’ai l’impression que je ne vais jamais me délester de toutes ces douleurs et galères de santé. Le stress n’aidant pas, je me méfie car certaines douleurs peuvent aussi être psychologiques voire psychosomatiques.
Je prends rdv chez mon osteo qui me remet en place. En effet, je découvre que mon bassin est totalement désaxé et qu’un petit os déplacé dans le pied gauche empêche le bon fonctionnement du pied et donc oblige le tendon d’Achille à faire tout le boulot pour le déroulé du pied.

Grâce à l’entrainement, j’ai appris à écouter mon corps et comprendre les différents signes qui apparaissent, voire parfois anticiper l’apparition de douleurs.

Voici mon programme à J-7 :
mardi : footing lent 45 minutes
jeudi : footing lent 45 minutes
dimanche : marathon

La dernière semaine se passe assez bien. Les douleurs de dos s’apaisent mais reste un peu présente. J’essaie de ne pas y penser. Je pense que le stress joue aussi beaucoup dans le ressenti. Le plus important est que les jambes répondent bien.

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Voilà, la préparation est finie malgré un corps fragilisé ces derniers jours. Tout est joué. Je ne suis pas sereine pour dimanche. Je ne sais pas si mon corps va tenir. Mais le moral et le mental sont là, c’est l’essentiel !

Vais-je devoir abandonner à cause de mon tendon d’Achille ? Ma douleur en bas du dos va-t-elle se raviver avec la violence des chocs sur le bitume ?

Franchement je connaîtrai uniquement la réponse dimanche……

Et vous comment s’est passée votre préparation marathon ?

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