Dimanche 13 février je prenais le départ pour la 2ème fois sur la 2ème édition de la Odlo Crystal Run. L’an dernier cette course tombait le jour de la St Valentin.

AVANT LA COURSE

Sur cette course de 10km qui se veut « givrée » je ne me suis fixée aucun objectif. En effet, j’ai souhaité participer à cette course pour accompagner une de mes amies.

Le parcours a un peu changé comparé à l’édition précédente. Il dessert essentiellement les quais de Seine, mon terrain de sortie préféré pour mes entrainements.

Je suis dans le SAS Caribou, soit 54 minutes dont le départ est prévu à 11H sur le pont Neuf.

J’ai eu la chance de pouvoir récupérer mon dossard le matin de la course. Je vous avoue que c’est confortable de ne pas devoir se rendre la veille ou l’avant-veille exprès pour récupérer son dossard et package de course sur le village départ.

A 10h, je récupère mon dossard et ai un accès à la tente VIP Odlo installée en plein cœur du village départ. De nombreuses activités autour de ski et de la montagne sont prévues. C’est convivial et sympa. Sauf que la pluie commence à arriver. Je me change, avale un café et un petit gâteau sous la tente Odlo puis me dirige vers le départ.

Je suis surprise que la zone de départ soit aussi éloignée du village. Heureusement que nous prenons cool cette course car cette (mauvaise) découverte aurait pu me stresser si j’étais en condition de préparation mentale pour un RP potentiel sur cette course.

 

Nous patientons aux côtés de tous les autres runners Caribou ou SAS supérieurs car l’espace est trop petit pour accueillir tout le monde sur le pont Neuf, lieu de départ. A peine 10 minutes après j’entre dans la zone de départ.

Pour se mettre dans l’ambiance, un échauffement bien dynamique sur des musiques de sport d’hiver est proposé par les coachs d’Urban (je suppose). En général ce sont eux qui les assurent sur le semi et le marathon organisés sur Paris par ASO. J’ai bien aimé la playlist musicale de l’échauffement, en mode sport d’hiver et rigolade (surtout la BO des Bronzés font du ski).

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Notre SAS est motivé et au taquet. Les gens sont plus ou moins déguisés ou accessoirisés. Pour ma part, mon bonnet Grizzly ramené par mon homme des USA fait fureur. Sans le faire exprès, je suis totalement dans le thème avec ses couleurs (blanc et bleu ciel). Classe 😉

Le GPS de ma montre Tomtom est activé, mes baskets bien lacées et hop c’est parti ! Le but est de faire 54 minutes max pour honorer notre SAS.

De mon côté, j’appréhende un peu cette course car la veille j’ai fait une sortie longue dans le cadre de ma prépa marathon de 1h35 avec 35 minutes en allure marathon soit 17,6km. Ça fait pas mal et j’ai peur de fragiliser mon genou en rajoutant ces 10km un peu plus rapides que l’EF… Bon je verrai bien, au pire je marche et/ou j’abandonne si je ne le sens pas.

En même temps, j’ai envie d’accompagner mon amie jusqu’au bout et faire ensemble des selfies avec les mascottes.

Le départ est donné, nous passons l’arche de départ sous une avalanche de fausse neige,  identique à celle des soirées mousse en boite de nuit. Sympa mais casse-gueule quand cette dernière tombe sur le sol de pavés. Par précaution tout le monde ralentit. Les spectateurs sont nombreux accoudés sur les barrières pour assister au départ.

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Nous courrons ensemble sur les 5premiers km en allure 5,30min/km (presque allure marathon donc rapide à mon goût pour une sortie « cool »). Ce que je redoutais arriva… Je commence à sentir des signaux inquiétants de mon genou. Oh lala j’ai peur… Non pitié pas le retour du syndrome femoro-patellaire !!!!

Je stoppe tout de suite la course et marche activement sur 1,5km. Je suis précieusement les conseils de mon kiné : changer l’information pour diminuer ou stopper la douleur donc alterner marche et course.

Vraiment pas sereine, je me mets à marcher en abordant le tunnel interminable des quais de Seine emprunté dans l’autre sens sur le marathon de Paris. Les meneurs d’allure transformés en motivateurs de course faute de drapeau d’allure m’encouragent tous pour me remotiver à courir de nouveau. Frustrée et un peu gênée je leur explique à chacun « j’adorerais courir à vos côtés mais je commence à avoir mal au genou donc je marche ». L’avantage de marcher c’est que l’on n’est pas essoufflé quand on raconte sa vie à d’autres runners hahaha. Il faut bien un avantage tout de même 😉

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Au bout de 1,5km, je reprends la course doucement. Bonne stratégie Emma, les signaux d’alerte ont disparu. Je trottine tranquillement sur presque 3km puis me remets à marcher car les signaux reviennent.

Je suis plus inquiète qu’énervée ou frustrée. Inquiète face à cette nouvelle préparation marathon que j’ai commencé il y a peu. Revivre l’enfer de ma dernière préparation SUBIE sur le marathon Nice Cannes pour cause de blessure, en aucun cas je ne souhaite le revivre. Cette fois-ci, j’écoute le moindre signe ou micro signe que mon corps m’envoie. Au fond de moi je le savais que cette course risquait d’être la course de trop cette semaine. Si je ne m’étais pas engagée auprès de mon amie et au vu des signaux, je n’aurais pas pris le départ.

L’avantage de marcher sur une course avec des mascottes est de pouvoir faire le plein de selfies rigolos avec chacune d’entre elles.

J’ai passé un bon moment en lisant les panneaux de phrases humoristiques installés par l’organisateurs pour nous remotiver, en faisant des high five et des selfies avec les mascottes, en profitant du paysage touristique offerts par les quais de Seine etc…

Un seul ravitaillement était proposé vers la moitié du parcours. Au menu : de l’eau et uniquement des petits carrés de chocolat. Je m’entendais à un ravitaillement un peu plus fourni même si ce n’est seulement qu’une course de 10km.

Je marche sur le 8eme km puis reprend la course sur le dernier km.

Allez c’est bientôt fini ! Vivement la fin et le ravito de fin comme l’indique ce panneau. Je dois me dépêcher sinon…

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J’accélère sur les derniers km. Un gentil bénévole me dit « Courage si vous accélérez vous pouvez faire moins d’une heure ». Et bien non Monsieur, pour une fois j’ai envie de faire un chrono rond donc je veux faire 1h00, et non 01 (comme sur mon premier marathon de Paris grrrr ).

Et hop c’est gagné, je franchis la ligne avec un chrono de 1h00, soit allure de 6min/km, très bien pour de l’EF.

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Ma jolie médaille récupérée, je file retrouver mon amie au stand tartiflette mais surtout VIN CHAUD. Quelle bonne idée ! J’adore cette boisson et en plus elle va bien me réchauffer car il commence aussi à pleuvoir.

Je me fais même filmer par les organisateurs en train de récupérer ma potion magique. Pour voir ma prestation en live d’actrice « vin chaud » c’est par ici hahahaha Je crois que le ravito de fin est ce que je préfère dans cette course.

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PS : pour regarder la vidéo, il faut vous rendre sur la page facebook de Joggeur ou cliquez ici

Un dernier stop dans la tente VIP Odlo pour déguster un bon reblochon fermier arrosé d’un verre de Genepi. Non je rigole, il y en avait mais je n’en ai pas pris. Le vin chaud m’avait déjà calmé 😉

Pour résumer, cette course est sympa mais chère pour ce que c’est. Un peu plus d’ambiance sur le parcours ne serait pas de refus. Le thème est original et plutôt attrayant. Néanmoins, je pense que je laisserai mon dossard à d’autres runners l’année prochaine au profit du semi de Barcelone 😉

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Côté santé, j’ai su interpréter au bon moment les signes précieux envoyés par mon genou. La semaine qui a suivi la course, j’ai adapté et allégé mon planning d’entrainement pour ne pas rebasculer dans la douleur. Etant à la limite du palier d’un début de douleur, j’ai préféré remplacer une sortie en EF par de l’elliptique en salle.

Voilà vous savez tout, alors tenté ?

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