Comme vous le savez, ou peut-être pas encore si vous me découvrez, pour la deuxième année consécutive, je m’apprête à courir le marathon de Paris.

Cette année, une petite nouveauté est au programme puisque je fais partie de l’équipe Compex. Vous pourrez lire ici comment j’ai intégré l’équipe et en quoi cela consiste exactement.

1 SEMAINE JOUR POUR JOUR DU MARATHON DE PARIS

A 1 semaine jour pour jour de l’objectif final, c’est la première fois que je me sens sereine. Etonnant me direz-vous, au vu de cette énorme épreuve qui m’attend pour la troisième fois. Chaque marathon couru a eu son lot de mauvaises surprises. En effet, je n’ai pas été gâtée sur la fin de mes deux dernières préparations en enchainant les blessures. MAIS j’ai fini mes deux marathons et c’est ce qui compte à mes yeux. Pour certains, ce n’est pas une chose sur laquelle je devrais me vanter car j’aurais pu mettre ma santé en danger avec mon genou malade. Pour moi, si je suis allée au bout c’est ce que j’ai su évaluer « ma zone de danger ». Je m’en suis sentie capable, autrement dit je me serais arrêtée et aurais pris le train direction Cannes !

L’an dernier, je foulais les Champs Elysées pour mon tout premier marathon, avec cette énorme boule au ventre d’excitation, de stress, d’angoisse, de dépassement de soi, de peur, d’envie. Vous pourrez (re)lire mon compte-rendu de course ici.
Toutes ces émotions concentrées en même temps m’ont fait oublier de déclencher ma montre en prenant le départ ! Un après, je ne me remets toujours de cette erreur débile. Et oui, même les plus petites erreurs arrivent à cause du stress. J’angoissais tellement de mal lacer mes chaussures que j’en ai oublié la montre…

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Un après, je reviens prendre le même départ avec le même short mais pas le même tee-shirt 😉 En effet, je porterai celui de la Team Compex pour lequel je me battrai jusqu’au bout des 42,195km pour aller chercher le RP !

Sur cette nouvelle édition, je me sens un peu transformée.
Pourquoi ? Je sens que je suis vraiment en phase avec moi-même car j’ai beaucoup appris après ces derniers mois. Je me sens bien, confiante, un peu plus sûre de moi et décidée ! La course à pied m’a appris la patience (je ne le suis pas trop en général mais chuttt ;-)) et la remise en question, valeurs que j’essaie de mettre à profit dans ma vie personnelle, professionnelle et sportive.

En an, j’ai appris à gérer psychologiquement et physiquement LA BLESSURE, à écouter les signaux de mon corps, à savoir gérer un plan d’entrainement, à enchainer les séances tout en alternant comme il faut les phases de repos. Pour (re)lire mes conseils sur comment gérer la blessure c’est ici.
Je maitrise de mieux en mieux les séances de fractionnés et me surprends à chaque fin de séance lorsque je regarde les temps sur ma montre TomTom en comparant à l’objectif initial du plan d’entrainement.

Je me sens mieux, je me sens bien et j’ai vraiment l’impression de me donner rendez-vous avec moi-même ce dimanche 9 avril prochain. Cependant, plusieurs questions m’occupent l’esprit auxquelles j’ai hâte de répondre :
Peut-être que je vais aller trop vite ?
Peut-être que je vais halluciner en regardant le chrono de ma montre à l’arrivée ?
Peut-être que je vais être déçue ?
Peut-être que je vais être trop happy ?
Peut-être que je ne vais rien ressentir ?
Peut-être que je vais avoir le mur et marcher ?

Pendant cette préparation, c’est la première fois que je ne me soucie pas de mon poids. Etrangement, j’ai 1 ou 2 kg de plus que lors de mes deux derniers marathons mais je n’ai jamais couru aussi vite et ne me suis jamais sentie aussi bien. J’ai dû prendre de la masse musculaire avec l’utilisation de l’appareil Compex en complément des entrainements, en partie du moins. Mon alimentation est inchangée, toujours équilibrée avec évidemment des petits plaisirs de la vie car sinon la vie serait trop fade !
Côté renforcement musculaire, je sens que j’ai gagné en puissance surtout dans les montées grâce en partie à l’électrostimulation.

Quels sont mes objectifs sur ce marathon ?

J’en ai 13 :

  1. FINIR
  2. FINIR SANS BLESSURES
  3. FINIR EN PLEURANT DE JOIE (mais pas trop pour ne pas avoir une photo gâchée de FINISHER hahaha) ET PAS DE SOUFFRANCE comme sur Nice Cannes
  4. ME FAIRE PLAISIR
  5. ARRIVER A GERER MES EFFORTS JUSQU’A LA FIN
  6. MOINS DE 4H (j’ai un CHRONO en tête mais que je tairai jusqu’à la fin)
  7. AVOIR UN PEU DE FORCES POUR ENCOURAGER CEUX QUE JE DOUBLERAI ET QUI SERONT AU BOUT DU ROULEAU
  8. NE PAS CONNAITRE LE MUR
  9. NE PAS RE-SUBIR UNE NAUSEE EPOUVANTABLE SUR LES 10 DERNIERS KM
  10. QUE MES PROCHES SOIENT FIERS DE MOI
  11. QUE JE VOUS DONNE CONFIANCE EN VOUS ET VOUS MOTIVE TOUJOURS PLUS A OSER ET TENTER
  12. QUE JE N’OUBLIE PAS DE DECLENCHER MA MONTRE LOL (et dire que ça m’arrive encore…)
  13. QUE J’AI ENVIE DE RECOMMENCER TRES VITE (mais pas trop hihihi)

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Pour la fin de cette préparation, je vais appliquer les mêmes méthodes que sur mes deux derniers marathons. C’est à dire manger équilibré, stopper l’alcool avant l’épreuve, cure de magnésium, lever le pied et ne pas me prendre la tête (enfin essayer du moins) !

Je ne vous cache pas que j’ai tout de même l’angoisse du réveil du genou. Cette sensibilité sur le genou qui reste présente mais qui ne se réveille pas me trotte sans arrêt dans la tête. J’ai peur de revivre l’enfer subi sur Nice Cannes. Marcher, courir, marcher, boiter, douter, pleurer, pester, déprimer… Je ne souhaite à personne de vivre une telle souffrance physique et psychologique après tant d’efforts mis en œuvre et de compromis pour réussir. Si mon récit de course vous intéresse, c’est ici. Lorsque la réussite ne dépend pas de vous mais qu’elle est dictée par votre genou, c’est terrible à accepter et à encaisser. Et c’est là que le fameux mental est censé entrer en jeu… sauf qu’à ce moment-là il n’en reste plus beaucoup.

En tout cas, le gros du travail est fait. Pour me rassurer, je me dis que si j’ai réussi à faire 4h18 sur le marathon Nice Cannes en marchant 3 fois et en faisant un mois d’elliptique, je suis largement prête pour le 9 avril prochain. Sachez que je suis comme vous, je doute aussi même si je suis sereine. Je ne serai jamais la plus rapide, ni la plus lente et j’en suis ravie. Ce qui compte c’est de progresser soi-même pour trouver un équilibre et d’être BIEN tout simplement.
Mon équilibre en étant raisonnable : m’entrainer comme j’en ai envie, quand j’en ai envie, exit les douleurs, profiter des apéros planches/ vin avec mes copines, manger des gâteaux et du chocolat si j’en ai envie tout comme des graines bios, manger des bons brocolis tout comme des burgers.

A quoi ça sert de se priver de ce que l’on aime pour courir ? A rien, puisque courir fait partie des choses que l’on aime tout comme les apéros ou le chocolat pour ma part. Il faut trouver un équilibre en combinant le tout ! En tout cas, telle est ma philosophie de vie !

Voilà, je tenais à partager avec vous mes impressions en cette fin de période de préparation. Tous les matins en allant au boulot, je passe en scooter par la place de la Concorde. Il n’y a pas un seul matin où je ne me dis pas « j’ai hâte d’y être, je suis prête ! ».

Tout au long de cette préparation, j’ai eu la chance de pouvoir la partager avec une personne qui m’a accompagnée, guidée, coachée, encouragée et conseillée. Sans elle à mes côtés, je pense que je n’aurais pas eu la même motivation ni le même entrain pour continuer (en particulier sur les séries de 400mètres à 7h du mat’ !!!) et je l’espère me permettre d’accéder au RP que j’ai en tête. Vous saurez qui c’est le 9 avril quand j’aurais franchi la ligne 😉

N’hesitez pas à (re)lire ici l’article sur les 10 derniers conseils avant le marathon !

Sur ce, je vous dis rendez-vous avenue Foch le dimanche 9 avril prochain pour faire le bilan de cette belle aventure !

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Fameuse arrivée avenue Foch !

 

 

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