Dimanche 29 janvier, je prenais le départ de ma première course de la saison 2017 : le Trail des Marcassins à Brice sous fôret (95).

Quand un ami propose de m’inscrire avec lui à un trail sympa en Ile de France, que puis-je répondre excepté : Oui carrément ! 😉

Ne prenant pas grand risque en acceptant une course de 17km dans la forêt, je m’apprêtais ainsi à courir mon 2eme trail. Et oui, je suis une baby traileuse 🙂

Pour votre information, mon premier trail fut celui du Muguet à Meudon en juin dernier. Pour relire mon compte-rendu c’est ici.

J’aime bien le trail, être dans la nature, respirer l’ air pur (pour changer de la pollution des voitures), courir dans la terre et les sentiers. Cette année, j’aimerais pratiquer un peu plus cette discipline.

Quoi de mieux pour mettre en application cette nouvelle résolution ? Le trail des Marcassins au fin de fond de l’Ile de France.

Avant la course

Il est 5h30, mon réveil sonne. Comme sur un semi ou un marathon, je m’organise pour prendre mon petit-déjeuner 3h30 avant la course. C’est ma première course de l’année alors je reprends les bonnes habitudes pour le marathon de Paris qui m’attend en avril prochain.

Je ne vous cache pas que j’avais oublié au combien le saut du lit est difficile un dimanche matin à 5h30… Mon petit dej traditionnel avalé devant une série pour bien me réveiller, je m’active doucement et me prépare.

Par précaution, je finis par me tartiner les pieds avec de la pommade magique Nok.

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Mes affaires sont prêtes. Pour le ravito personnel de course, j’ai opté uniquement pour une barre de céréales au chocolat et une pompotte. Ça devrait le faire pour 17km quand même.

Il est 7h, je pars de chez moi car j’ai rdv à 7h30 dans Paris pour que mon ami vienne me récupérer en voiture. Heureusement, nous y sommes allés en voiture car honnêtement me faire un trajet en RER ou en train de banlieue pour aller courir un trail un dimanche matin à 7h… Avec le recul, j’aurais finalement opté pour la couette LOL.

Déroulé de la course

Après 1h de route, nous voici arrivés au Stade de Brice sous forêt, lieu de départ de la course. Au vu du froid, nous choisissons de ne pas nous changer tout de suite et d’aller récupérer d’abord nos dossards. Nous entrons dans l’enceinte sportive et découvrons un panneau sur lequel nos noms sont inscrits accompagnés d’un numéro. Le numéro gagnant (ou pas) haha. Puis, nous nous dirigeons vers les gentils bénévoles assis dans le froid qui nous distribuent nos dossards et les tee-shirts de la course retirés en très peu de temps. Cette course est organisée par le Club d’Athlétisme de la ville, bravo pour la logistique !

Un peu frigorifiés, nous retournons nous mettre au chaud dans la voiture pour nous changer et patienter environ 1h jusqu’au départ de la course qui a lieu à 9h45. Sur cette course, deux distances sont proposées : 17km ou 34 km soit 2 boucles.
Les participants au 34km sont partis en premier, tous équipés d’un camel back. Comme souvent sur les trails, le coureur est en auto-suffisance sur le parcours.

Pour ma part, j’ai fait le choix de ne pas prendre mon camel back. Je ne me sentais pas de porter mon sac sur 17km pour boire quelques gorgées d’eau. Je mise tout sur un ravitaillement en eau à la mi-parcours du 17km mais non… Râté ! Bon et bien j’espère ne pas avoir trop soif. Je suis trop bien habituée aux ravitos variés et fréquents des courses sur route 🙂

Le temps est froid et très humide. La veille a été très pluvieuse. La nuit précédant la course, j’ai souffert d’horribles crampes de ventre. J’ignore d’où cela peut provenir mais j’ai bien dégustée et très peu dormi. Je prends quand même le pari d’être sur le départ de la course ce matin, après avoir ingurgité un smecta et un imodium par prévention 😉

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Nous nous dirigeons vers la zone de départ. A ma grande surprise, nous sommes relativement nombreux sur cette petite course (environ 1000 personnes) de tout âge. Le départ est donné à côté du stade sur un sentier en terre longeant un champs boueux…. Youpi ça promet !

Sur cette course, j’ai fait aussi le pari de courir avec mes baskets portées sur le marathon Nice Cannes, encore en bon état, car je n’ai pas eu le temps de chercher de bonnes chaussures de trail. Pour ne pas acheter n’importe quoi à la va-vite, j’ai préféré opter pour mes anciennes baskets que je connais. Et puis ce n’est que 17km dans la forêt, distance que je maitrise relativement bien.

La course

Et c’est parti !
Tout le monde s’élance en même temps. Le chemin est étroit, la foule est dense, les bas-côtés sont ultra boueux donc je suis coincée et forcée à suivre le rythme de la foule. Je perds mon ami qui a pris de l’avance en empruntant le bas-côté boueux. Malheureusement avec mes chaussures de route je ne peux pas le suivre. Je suis dégoutée car je voulais courir avec lui, au moins au début de la course et sur un peu plus de 100mètres. Ca m’apprendra à ne pas avoir de chaussures de trail sur un trail ! Bref, ce n’est pas grave, j’essaierais de le retrouver plus tard.

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Les premiers km sont pénibles car les chemins sont trop étroits. Je suis forcée de marcher car devant moi la troupe marche. Une frustration m’envahit. J’ai envie de courir dans la montée car en descente je vais au méga ralenti car c’est très boueux et glissant. J’avais oublié les petits côtés du trail qui ne me plaisent pas :

  • Faire en fonction des autres : être obligée de marcher quand ceux de devant marchent car le chemin est trop étroit pour doubler
  • La boue, la boue, la boue surtout le lendemain de journée de pluie

Je me ressaisis et me remotive. Mon objectif sur ce trail : le finir sans me blesser de nouveau le genou. En effet, le parcours est ultra glissant et boueux. Je suis sans cesse à contrôler mon équilibre pour ne pas me tordre les jambes. Sur chaque pas, je commence à regretter de ne pas avoir investi dans les chaussures de trails.

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J’aimerais tellement changer mes chaussures d’un coup de baguette magique ! Mais non… Au 6eme km, je tombe par terre sur le sentier glissant. Pour amortir la chutte, je me rattrape sur la main gauche (je suis gauchère…). Mon poignet a pris un gros choc, c’est super. Encore 11km et le dénivelé positif avant d’arriver !
Je commence à subir la course. A chaque km, je jette un coup d’œil sur ma montre pour vérifier mon allure : 6min/km, 6,30min/km, 7,30min/km ! Ouach ça pique, je vais arrêter de regarder mon chrono car même côté allure c’est la cata.

Pour me ressaisir, je profite de la nature qui m’entoure. Je suis plus ou moins entourée des mêmes coureurs que depuis le début de la course. Le palier des 10km est franchi, allez plus que 7km ! Je mange ma barre de céréale au chocolat dans une grande montée. J’ai besoin d’énergie pour avancer. Un peu d’eau m’aurait fait du bien mais je n’en ai pas. Allez Emma continue, tu es capable de courir la distance d’un marathon alors tu ne vas pas t’arrêter à 6km de l’arrivée.

Je me retrouve à franchir un marécage de boue. Pour l’illustrer, je m’arrête 1minute pour immortaliser ce superbe terrain et mes pieds ensevelis !

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Les douleurs de ventre arrivent et repartent aussitôt. Ce n’est pas insupportable, ce qui me permet de continuer et de m’accrocher.

J’enchaine deux grosses montées. Sur la deuxième, tellement la boue est glissante, je me glisse en arrière sur quelques mètres. Un gentil trailer vêtu en Salomon de la tête au pied (ça sent le GROS ultra-traileur) me rattrape et me tire vers le haut de la pente. Nous rigolons de la situation. J’avoue c’est un peu « cocasse »… Je le remercie vivement et en retour il me glisse une petite phrase sympa « tu sais un trail sans boue, ce n’est pas vraiment un trail ». Euh laisse-moi réfléchir… Un peu de boue oui, trop de boue tue la boue hahaha

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Donc on récapitule à 4km de l’arrivée : une chute, un poignet un peu en vrac, une glissade arrière rattrapée par un traileur, ça commence à faire pas mal tout ça…

Je me rends compte que je suis en train de subir ma course comme sur le marathon Nice Cannes. Face à ce terrain que je ne maitrise pas, j’ai des lacunes au niveau technique, et notamment dans les descentes. En effet, j’ai peur d’accélérer dans les descentes et de tomber. Ce qui me met en rogne est de me faire doubler en descente par des personnes doublées antérieurement en montée lol.

J’avais déjà rencontré cette difficulté sur mon premier trail du Muguet. Pour (re)lire mon compte-rendu, c’est ici.

Quelques Conseils 

Le trail ne s’improvise pas !
Il se prépare aussi bien qu’une course sur route. Bien sûr, le petit run/trail du dimanche en forêt est à la portée de tous mais dès qu’il s’agit d’un terrain avec du dénivelé, des sentiers un peu techniques, mieux vaut se préparer pour éviter les blessures et gagner en vitesse et en confort.

Allez encore 2km… Je suis concentrée sur mes pieds et sur la distance qu’il reste. La foule s’est bien dispersée autour de moi. A mon grand regret, je n’ai pas réussi à rattraper mon ami. En même temps, il a du avancer comme une gazelle versus moi en tortue dans les descentes donc peu de chances que nous nous retrouvions sur le parcours. Et pourtant, j’ai su à l’arrivée qu’il m’a attendu plusieurs fois sur le parcours snif snif

La bonne nouvelle sur les 2 derniers km : ils sont descendants sur du sentier voire de la route. Youhou ! Me voilà reboostée sur la dernière ligne droite. Allez hop c’est bientôt fini ! Sur le dernier km j’accélère à la limite du sprint. Me voici sur une route, une vraie 😉

J’aperçois la ligne d’arrivée au loin, la voilà, enfin ! ET hop je la franchis avec un énorme soulagement… c’est FINI, je vais pouvoir changer mes baskets remplies de boue (soit 1kg par pied), avaler une boisson chaude et revêtir des vêtements secs.

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C’est la première fois que je remets mon dossard aux organisateurs en arrivant. En effet, en franchissant la ligne c’est le classement « à l’ancienne », sans puce, pour bien comptabiliser ton classement, ils écrivent ton numéro, ton chrono et récupèrent ton dossard. Pas de médaille mais c’est pas grave.

Mon premier réflexe est d’appeler mon ami pour savoir où il est : au ravitaillement d’arrivée à m’attendre. Je le rejoins de ce pas.

Au chrono, pour 17km avec un dénivelé positif de 300mètres, j’ai mis 1h55. Peu m’importe le chrono, je voulais uniquement finir sans blessure cette course et avec le moins de boue possible 😉

Quelle belle surprise m’attend : un ravitaillement d’arrivée de DINGUE ! J’ai rarement vu un tel ravito chaleureux, complet festif ! Vin chaud, chocolats chaud, café, barbecue avec hot dog, sandwich fromage ou jambon, chocolats, fruits secs, quatre-quart et j’en passe. Il y avait même des bières !
Si le temps était de la partie, je serais bien restée tout l’après-midi hihihi.

Désolée je n’ai pas pris de photo du ravito hihihihi j’étais trop occupée :-p

Pour conclure, un grand bravo pour l’organisation et la bonne humeur de toute cette équipe de bénévoles et d’organisateurs. Le parcours dans la forêt est sympa, un peu technique mais abordable pour tout le monde.

Donc si tu souhaites participer à un trail à échelle « humaine », sur un parcours pas très difficile, dans une bonne ambiance et un tarif abordable (17euros), alors le Trail des Marcassins est fait pour toi 😉

 

 

 

 

 

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