Par où commencer… ? J’ai tellement de choses à dire sur cette période de préparation….

En janvier, je sortais tout juste de mes séances de kiné du sport, de rééducation de ma pathologie femoro-patellaire. En effet, lors de ma préparation du marathon Nice-Cannes, entre septembre et novembre dernier, j’ai malheureusement souffert de ce syndrome. Un mal de genou immédiat dès que je courrais. Une douleur qui s’installe et ne s’en va plus. Pour résumer, le dernier mois de ma préparation, je ne pouvais plus courir. J’allais seulement en salle pour faire de l’elliptique et du vélo. Pour préserver au maximum et maintenir une activité intensive physique et cardiaque, j’ai dû opter pour cette solution afin de ménager au maximum mon genou.

UN BINOME DE CHOC

Pour ce troisième et nouveau marathon préparé avec Compex, j’ai eu la chance d’être encadrée et coachée par Damien. Sans lui, je n’aurais jamais fini avec ce chrono extraordinaire pour moi de 3h41….


 

Un travail de binôme dans la confiance, le respect, l’écoute, la complicité, l’affection, le challenge… Un tout qui nous a permis d’avancer ensemble dans la même direction.

C’était très important pour moi d’être en confiance car j’étais très angoissée par cette 3ème préparation marathon en l’espace de presque une année. Ce n’est pas le nombre de prépa qui me faisait peur mais de me blesser à nouveau le genou et repartir encore et toujours dans les galères de rééducation. Mais surtout, je ne voulais plus jamais ressentir cette douleur physique et psychologique que j’ai trainée en amont et pendant le marathon. Chaque foulée était une souffrance. Vous pourrez relire ici le compte-rendu.

Pour revenir à ma préparation MDP 2017, cette prépa devait se faire dans la confiance. J’avais besoin d’être rassurée et accompagnée avec un plan spécifique pour moi.
Pourquoi ?
J’avais vraiment envie de me tester et de me challenger sur ma vraie valeur en course. A force de passer mon temps en prépa, les semis que je courrais étaient toujours en allure sortie longue. J’étais frustrée de ne pas pouvoir accélérer et me challenger un peu. J’ai toujours voulu respecter toutes mes sorties de prépa, quitte à me frustrer un peu car l’objectif à la clef était bien plus grand : réussir mon marathon. J’avais peur de m’épuiser ou de me blesser si je forçais trop.

Côté assiduité et « stick to the plan », mon coach est servi et ravi 😉

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UN CHRONO POUR UNE PREPA

Avant un plan de prépa, il faut commencer par la base : le chrono visé !
Moins de 4h c’est évident pour moi… mais après, quelle valeur ? 3h50 ? 3h45 ? Non trop ambitieux… Je décide d’opter pour 3h50 et si j’arrive à faire 3h45 waow ce serait top.

Avant d’attaquer le plan de préparation en février, je mettais bien remise à courir en endurance fondamentale tout le mois de janvier. Pour vous donner une idée, en janvier j’ai fait 10 runs et 102,5 km.

Ces 8 semaines de préparation vont être structurées de la façon suivante :

– 1 ou 2 séances d’endurance fondamentale entre 40 min et 1h

– 1 séance de fractionné en haute intensité avec des séries entre 200 et 400 mètres

– 1 sortie longue entre 1h10 et 2h30 incluant des séries en allure marathon
Soit au total 4 sorties par semaine, toutes en morning run voire early morning, vers 6h 😉 ). Et oui je suis une addict des morning runs, découvrez pourquoi ici….

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Pour les séances en EF, quand j’étais fatiguée ou que je souhaitais préserver mon genou sensible, il m’est arrivé d’en remplacer une par une séance d’elliptique en salle dans mon club Neoness.

Depuis ma préparation du marathon Nice-Cannes, j’ai inséré de l’elliptique quand je suis fatiguée.

Pourquoi ?
Parce que cela permet de faire fonctionner le cardio avec plus ou moins d’intensité mais surtout je préserve mes jambes des chocs de la course à pied.

J’écrirai un article plus précis sur ce que m’apporte le cardio en salle plus tard.

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Pour en revenir à la préparation, voici quelques chiffres qui parleront d’eux-mêmes :

8 : sorties longues dont 2 semis : le semi de Paris  et le semi de Rueil Malmaison
8 : séances de fractionné (entre 200 et 400m)
4 : sorties par semaine

FEVRIER
13 : runs
165 : km courus

MARS
14 : runs
181 : km courus

AVRIL
5 : runs
112 : km courus

Sans compter les séances de renforcement musculaire des quadri et du gainage abdo avec le Compex pour compléter cette préparation physique.

J’ai vraiment misé sur le renfort des quadri car j’ai une faiblesse à ce niveau, qui m’avait coûté un syndrome patellaire. Au vu de ma charge d’entrainement et d’activité, j’ai pris toutes les précautions pour ne pas retomber dans cette spirale infernale qui m’a valu une claque psychologique et physique, 15 séances de kiné du sport et un marathon dans la souffrance.

Durant toute cette prépa, je n’avais qu’une seule question en tête : quel chrono puis-je viser ?

A chaque séance de fractionné, je me surprenais en étant beaucoup plus rapide que les temps dictés par mon coach. A chaque fois, je me disais « mais est-ce que c’est normal ? Est-ce que ma montre marche bien ? Est-ce que je me sous-estime ? ».

Une fois, Damien m’a sorti en rigolant « mais Emma tu m’as menti sur ta VMA ou quoi ? » euh ben non Damien, c’est ce qui était ressorti de mon dernier test. Le test aurait-il menti ?! hahaha

Je vous avais fait part de mes soucis de régularité d’allure lors des portions « allure marathon » sur les sorties longues. C’était la galère à chaque fois. Pour faire 3h50, je devais courir à 5’20 min. La cata j’étais toujours entre 5’05 et 5’13min naturellement. Mon corps s’alignait à chaque fois sur cette tranche d’allure.

Du coup, j’ai commencé à me poser des questions. Est-ce que je peux envisager d’adopter cette allure de 5’13 min max sur 42,195 km ? C’est quand même ultra rapide….

Cette idée ne me quitte plus ! J’ai envie de me la tenter, je dois me challenger !

Le semi de Paris était une sortie test en allure marathon que j’ai couru un poil trop vite… En effet, je devais le courir en 1h49 et j’ai fini en 1h47 à cause de la météo pluvieuse, venteuse, épouvantable. Pour (re)lire mon compte-rendu de la course, c’est ici.

Lorsque j’ai fini mon semi, mes sensations étaient biaisées au vu des conditions climatiques extrêmes. J’ai même pleuré de froid tellement j’étais en hypothermie et mes baskets transformées en piscine.

Mon but était le ressenti de fatigue à la fin du semi : est-ce que j’étais capable de tenir cette allure et d’enchainer à nouveau un semi pour arriver à 42,195km ? Aucune idée. Je n’étais pas épuisée mais pas en forme.

Sortie test foirée !

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Sur la dernière grosse sortie longue le week-end suivant, j’ai couru 2h30 au lieu de 2h15. Quelques portions en allure marathon (toujours 5’19 min), très difficile à tenir car j’étais trop rapide à chaque fois.

Le fait de ne pas arriver à être régulière est terrible pour moi. Habituellement constante en allure sur les courses, je suis vraiment déstabilisée par cette « non régularité ». On me rassure en me disant que c’est normal, personne n’arrive à être régulier à la seconde près surtout sur un effort long. Je comprends mais n’empêche que je flippe.

Pour la suite de mes entrainements intégrant des portions d’allure marathon, je décide donc de passer à l’allure entre 5’10 et 5’13 min. J’ai décidé, ça y est… voici l’allure que je souhaite tenir au maximum le jour J.

Je ne vise pas de chrono mais une allure, cette fameuse allure (très rapide pour moi) que mon corps me dicte depuis le début…

MON ETAT D’ESPRIT

Comme je vous le disais, cette dernière année entre avril 2016 et avril 2017, je l’ai passé en préparation de marathons. 3 marathons en un an c’est trop !

A force de préparer de gros objectifs, je me suis perdue et oubliée moi-même et même blessée au passage. Je n’ai plus laissé mes jambes courir comme elles en avaient envie. Une préparation, c’est beaucoup de temps, d’investissement personnel, de contraintes, de sacrifices auprès de ses proches.

Avant et après mon premier marathon (Paris 2016), j’étais tellement à fond dedans que j’en ai fini par ne parler que de ça. Contrairement à avant le marathon, tout mon univers ne tournait qu’autour de ça. J’ai mis un peu de temps à me rendre compte que ça en était devenu pesant pour mon entourage. Je m’éloignais un peu de la personne que j’étais avant de me lancer dans cette aventure et j’en oubliais pourquoi surtout j’avais eu envie de me lancer dans cette aventure aussi dure qu’extraordinaire qu’est le marathon.

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Après mon deuxième marathon, j’ai vraiment réalisé que tout ne pouvait pas tourner autour de mon genou blessé et du marathon. J’ai vraiment relativisé et mis un frein à toute « cette addiction » qui me déprimait et me rendait mal. C’est quand même le comble de finir ultra déprimée alors qu’à la base on fait du running pour se faire du bien au moral, à la santé et que c’était censé être un moment de bonheur.

Sur cette troisième période de préparation, j’étais ultra sereine et confiante. C’est la première fois que je me sens bien et contente. En effet, j’étais dans de très bonnes conditions de préparation :

– Super forme
– Coach au top, autant motivé et impliqué que moi dans ma prépa
– Le genou nickel qui suit
– La motivation au top
– L’envie présente
– Les températures pas trop froides le matin
– Une aventure collective Compex ultra motivante car ça motive de tous se préparer pour le même but

J’ai vraiment pris du recul sur cette prépa, je n’en parlais presque pas autour de moi et n’en ressentais pas le besoin. Je me suis retrouvée, moi pour ce que j’étais avant, mes proches, mon équilibre de vie et sans pression.

Je pense avoir fait une très bonne préparation car je ne me suis plus mis la pression. J’ai bien suivi ce que je devais faire, j’ai mangé équilibré et aussi j’ai arrêté de me peser. Sur mes anciennes prépas, je me pesais régulièrement et dès que je prenais un peu de poids je me disais que j’allais être ralentie lol.

Cette prépa et sur les mois à venir, FINIE la balance. Pour vous avouer, j’ai pris 2 kg en plus et je n’ai jamais couru aussi vite de toute ma vie. Peut-être que c’est du muscle ? Peut-être pas. Peu importe, l’essentiel est que je me sente bien et que j’avance à l’allure que je souhaite.

Vous vous connaissez, vous le sentez si vous avez pris ou pas. Ne vous mettez pas la pression en plus avec la balance. C’est déjà assez dur et exigeant une prépa marathon alors ne soyez pas trop exigent.

Lors de ma dernière sortie run avec une portion allure marathon, j’étais très émue car je l’ai faite au Jardin des Tuileries. Ce jardin est très chargé en émotion car c’est dans ce premier parc, en septembre 2014 que je commençais vraiment à courir et à faire mon premier 10 km. Aujourd’hui, je suis marathonienne et je cours toujours dans ce fameux parc.

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Sur cette prépa, j’ai beaucoup appris sur moi-même. Je me sous-estimais parfois par manque de confiance en moi peut-être. Je ne souhaitais pas trop être prétentieuse et ambitieuse. Et pourtant j’aurais dû l’être un peu plus envers moi-même car le chrono dimanche a parlé de lui-même.

Je vous remercie tous d’avoir été aussi nombreux à me suivre pendant cette préparation marathon. Lorsque j’ai pris le départ, j’ai pensé à tous vos gentils commentaires et messages privés sur Instagram, messages de soutien et d’encouragement. J’avais vraiment envie de m’arracher et d’aller chercher loin cette médaille pour partager ça avec mes proches et avec vous.

J’étais vraiment touchée en voyant que vous vous intéressiez depuis des mois à mes entrainements, mon quotidien et mon évolution. C’est grâce à tout ce soutien, grâce à mon homme aussi qui fait preuve d’une grande patience même si des fois ce n’est pas évident quand le soir à 23h j’ai besoin de dormir car je me suis levée à 5h30 pour aller courir.

Le running c’est un sport individuel mais qui se partage. Sans son soutien, sans les encouragements de mon coach, sans mes proches et sans vous tous que j’adore motiver et fédérer, je n’en serais pas là.

Je suis heureuse de vous motiver, de vous donner envie de vous challenger, de vous donner confiance en vous.

MERCI ENCORE A TOUS

MERCI MY LOVE

MERCI DAMIEN

MERCI A MON CORPS

MERCI A MON MENTAL

Le compte-rendu de la course à venir prochainement…. J’ai encore besoin de digérer cette superbe victoire sur moi-même de 3h41 !

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