Dimanche dernier, je prenais le départ pour les 10km euh pardon les 11,8km de la Grande Course du Grand Paris, reliant l’Hotel de Ville de Paris au Stade de France.

Lorsque j’ai entendu parler de cette course, je n’étais pas très motivée pour y participer. L’aspect qui m’enchantait le moins était l’arrivée au Stade de France. Je ne peux pas vraiment vous expliquer pourquoi mais ça ne m’inspirait pas trop. Etrangement quand j’en parlais autour de moi, le critère qui séduisait tout le monde était justement cette fameuse arrivée au Stade de France. A voir alors… Et justement !

L’organisation me propose de mettre en place un jeu concours pour faire gagner deux dossards et de m’offrir le mien. Chouette, je vais pouvoir tester par moi-même cette fameuse arrivée au stade de France.

Je dois avouer que j’adore tester les premières éditions des courses. Tout est nouveau, en rodage, un peu de piment contrairement à ces courses qui existent depuis des années, sur lesquelles on retrouve la même signalétique, le même emplacement vestiaire, la même newsletter reminder à J-7 du départ…

Bref, un peu d’inconnu fait du bien lorsque l’on court pas mal de courses durant l’année !

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AVANT LA COURSE

Pour retirer ses dossards, il faut se rendre au stade de France… Ca ne m’enchante pas du tout car travaillant au sud de Paris, je dois traverser Paris pour me rendre tout au nord, à la Plaine Saint Denis. Le retrait se fait sur le parvis du stade, où est situé le village exposants. Quelques stands sont présents entre autres : Herbalist, Décathlon, bio C bon, La Parisienne. Je retire mon dossard et mon sac coureur au point presse et ne m’attarde pas. Une scène avec un DJ met de l’animation. Bon il n’y a pas grand monde non plus malheureusement. En même temps, nous sommes vendredi 17h donc les coureurs sont encore au boulot ou sur le chemin pour le Stade.

Dans le sac coureur, il y a un tee shirt jaune fluo de la course, des flyers, un bracelet et une bouteille de boisson à base thé et de plantes Herbalist.

Une photo souvenir avec mon dossard et hop je repars. Sachant que la course part d’hotel de Ville, j’aurais préféré retirer mon dossard dans le centre de Paris même si cette venue au stade me permet de faire un repérage pour le dimanche.

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La veille de la course, je fais une grosse sortie trail de 16,6km avec 930m de dénivelé positif qui me laisse KO. Je souhaitais peut être me challenger sur cette course mais finalement je vais complètement occulter cette idée. D’autant plus que mon coach m’a interdit d’aller plus vite que 5,30min/km… OK Damien, je vais m’y atteler 😉 Enfin je vais essayer hihihihi

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Le soir je mange des pâtes, des courgettes et du jambon avec un fromage blanc en dessert. Un air de déjà vu ces repas… Ah oui pendant mes veilles de courses ou de prepa marathon !

Il est minuit, extinction des feux car demain rdv 7h45 à Hotel de ville !

LA COURSE

Le petit dej avalé (assez léger car ce n’est que 11,8km), me voilà prête à partir. Je suis contente de m’habiller (enfin) en été pour courir, même si le débardeur à 8h du matin me donne un peu froid…

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Ponctuelle, j’arrive sur le parvis d’Hotel de Ville à 7h45. J’ai un bracelet qui me donne accès à un accueil Vip avec petit déjeuner. L’occasion de me poser et de me préparer tranquillement avant le départ.

Faute d’indications, les différents agents me font faire 3 fois le tour du parvis de l’hotel de Ville pour au final accéder en même temps que tout le monde à 8h sur le village départ qui a ouvert ses portes.

Déjà que je suis fatiguée, cette balade matinale ne me met pas de très bonne humeur.

Me voilà enfin arrivée dans la cabane en bois d’accueil Vip pour prendre un café et me préparer.

Je ne traine pas à me diriger vers les consignes car j’ai rdv à 8h20 devant le carrousel avec mes copines runchic pour prendre le départ.

Mon sac est déposé dans les camions consignes, même système que sur la course Paris-Versailles ou l’Ecotrail de Paris, qui l’acheminera ainsi que ceux des autres coureurs jusqu’au stade de France. Me voilà en direction du carrousel. Il fait beau et le soleil rayonne, top pour la course !

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C’est toujours un plaisir de retrouver les filles avant les courses. On papote, fait des photos, on se raconte nos anecdotes de courses ou perso. Une bonne dose d’énergie positive avant chaque course qui fait du bien !

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Je m’approche doucement du sas de départ dont l’accès est situé dans la zone de départ. Je n’ai pas prévu de sas particulier car j’y vais vraiment à la cool. Sachant que je ne dois pas aller sub 5,30min/km, j’opte pour le sas des filles 50 minutes. Il est rose, j’aime bien 😉

Je décide de courir avec ma copine Isabel qui prépare les 80km du Trail du Morbihan fin juin. Quelle warrior alors cette Isabel ! Elle m’impressionne ! 80km soit le double d’un marathon…Piouf j’ose même pas imaginer courir/marcher plus de 10h !

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Mais comme on dit, ne jamais dire jamais , la preuve avec mes 3 marathons…. Ouach !!!!

Le sas est bien rempli. Une bonne ambiance règne. Avant le top départ, nous faisons tous le signe avec les mains pour les JO de Paris 2024. Et hop c’est parti !

Le parcours est roulant. Départ d’hotel de ville, jusqu’à la place de la République avant d’emprunter les quais du canal de l’Ourcq. J’adore courir le long des quais, au bord de l’eau, c’est agréable surtout sous un superbe soleil.

Sur cette course je PRENDS MON TEMPS. Un run papotage avec Isabel, prise de photos et rigolade. Je le répète mais ça fait tellement de bien de courir une course SANS PRESSION du chrono… Profitez de l’ambiance, du paysage, du soleil… Un run plaisir comme je les aime.

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Du 1km au 5km :
parcours dans le centre-ville avant d’arriver au 1er et seul ravito à Jaures. J’avais hâte d’arriver à ce ravito pour tester les fameuses perles d’eau. Je me suis arrêtée pour en tester des natures et à la fraise. Ca explose en bouche, c’est marrant par contre à consommer dans la vie de tous les jours et pas en compétition car d’une part ce n’est pas facile à saisir (c’est glissant) si on ne nous la met pas dans la main et d’autre part, ça n’étanche pas la soif aussi efficacement et rapidement qu’un grand verre d’eau avalé à la volée.

 

Du 5km au 10km :
les quais de l’Ourcq. Je cours entre le gravier, le sol pavé, le long du canal. Je découvre des endroits que je ne connaissais pas. Notamment ce magnifique silot décoré années 60. Je ne vais pas souvent dans ces coins-là vers Saint Denis. Ca permet de découvrir un lieu nouveau en Ile de France.

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Au 10km : l’arche d’arrivée et de chrono est présente.
Moment très bizarre car plein de coureurs sont arrêtés et attendent de part et d’autres de l’arche. Ils ont couru en mode RP jusqu’au 10km mais du coup ils restent en plein milieu après l’arche et gênent le passage des autres coureurs, dont Isabel et moi, qui souhaitons continuer jusqu’à la fin, soit encore 1,8km jusqu’à l’arrivée.

J’ai du mal à comprendre parfois l’égoïsme de certains qui ne respectent pas les autres coureurs. Tu as envie de marcher ou de t’arrêter, pas de soucis mais tu te mets gentiment et naturellement sur le côté et tu laisses le passage aux autres. Please, un peu de respect et d’altruisme.

Je n’oublierai jamais le mec qui est tombé devant moi sur le semi de Disney, pour lequel je me suis arrêtée (j’ai en mode RP…) pour l’aider à se relever en lui demandant si ça allait. Pour au final ni un regard ni merde ni « merci ça va ». Il s’est barré en me laissant comme ça. Ou alors l’an dernier sur le marathon de Paris au ravito sur le Trocadero, un peu avant le 30km, un mec qui m’a arraché mon verre d’eau des mains et qui m’a poussé… Merci belle mentalité !

Désolée les gars, je n’ai rien contre la gente masculine mais ces deux anecdotes m’ont un peu calmé sur le coup… 😉

Pour que le course soit belle pour tout le monde, chacun doit faire un petit effort pour la rendre encore plus belle et agréable !

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Entre le 10km et le 11km :
 la moitié des participants marche et l’autre court. De mon côté, je cours ! J’ai hâte d’arriver et de pénétrer dans le stade de France… Cette fameuse entrée sur la piste d’athlé !

J’arrive aux pieds du stade de France puis le parcours nous emmene dans le sous sol sous l’enceinte avant de déboucher ROYALEMENT sur la piste du stade…. C’est INCROYABLE ! Un moment très fort et magique. Moi qui n’étais pas très convaincue, là y’a pas photo. Fouler cette piste, imaginer le stade rempli de public. Le petit moment « star » de chacun d’entre nous sur l’espace de quelques mètres.

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Je me prends pour Usain Bolt, c’est génial.

Evidemment, je prends mon temps pour filmer et immortaliser ce moment avec 10 000 photos hihihi. Il faut rentabiliser ces centaines de mètres car on court seulement sur une moitié de piste avant de franchir la ligne.

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Le parcours m’a concquis totalement avec ce FINISH en apothéose !

Je franchis enfin la ligne après 40 selfies sur les derniers mètres (comme beaucoup de coureurs) hahaha la preuve en image … grillée hihihihi

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Je récupère ma médaille en bois de bambou, originale, j’aime bien, puis me dirige vers le premier étage où sont situés les ravitos. Ce n’est pas indiqué alors je suis le flot de coureurs et me dis que ça doit être par là.

Au menu du ravito : de l’eau, du thé herbalist, des oranges, des bananes et des pommes. En plus de ma pomme habituelle d’après-course, j’aurais bien mangé un bout de pain d’épice ou une barre de céréales. Un truc un peu plus consistant que des fruits.

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Bon ce n’est pas très grave après tout je n’ai couru que 11,8km et souvent je le fais à jeûn.

Quelques photos souvenirs avec les filles, avec certains d’entre vous que j’ai eu le plaisir de rencontrer et direction les consignes…

Et la ça se gâte…..

Le chao, l’apocalypse… Déjà je mets 30 minutes pour trouver où sont situées les consignes. Aucune personne de l’orga, ni bénévoles ni stadiers présentes vers les ravitos et sur le parvis du stade pour nous aiguiller. J’alpague une nana avec son sac à dos et l’étiquette de la consigne pour lui demander l’info. Elle m’indique que c’est en sous-sol puis me lance un « Bon courage pour récupérer ton sac ».

Euh mais pourquoi ? C’est si terrible que ça ?

Pas très rassurée, je prends la direction du sous-sol. J’arrive devant une marée humaine ultra bruyante devant les camions consignes.

Je ne comprends pas tout de suite ce qui se passe. Je me rapproche du camion répertoriant mon numéro de sac et là je capte. C’est l’ANARCHIE !

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Les pauvres personnes de l’orga sont trop peu dans les camions, munies d’une petite lampe frontale chacune qui n’éclaire pas grand-chose dans cette pénombre, cherchant des sacs mal rangés avec des numeros de consigne qui ne se suivent pas.

C’est la folie. Au lieu de prendre les personnes une par une avec leur numéro, c’est la personne de l’orga qui chope le premier sac qui vient et qui hurle à la foule « le numéro 442, le numero 301,etc… » et balance le sac à la personne qui hurle en retour « c’est le mien ».

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Pour gérer de nombreux vestiaires, je n’ai jamais vu un bazard pareil. Je frole la crise de claustrophobie. Par chance, je mets « que » 30 minutes pour récupérer mon sac que j’aperçois dans le camion. Mon sac noir Adidas parmi les 40000 sacs noirs de sport…

La prochaine fois je prends un sac fluo et distinguable des autres pour être tranquille !

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Certains mettent plus d’une heure pour récupérer leurs affaires. C’est dommage car ce moment de chao humain laisse une mauvaise impression de fin de course.

En même temps, c’est une première édition. Sur les premières de chaque événement, il y a toujours des loupés.

Ce que j’ai aimé dans cette course :

  • Le parcours sympa le long des quais de l’Ourcq
  • La multitude de photographes répartis sur le parcours
  • Les photos gratuites à récupérer sur le facebook de la course
  • La médaille en bois originale
  • L’arrivée ouf sur la piste d’athlé dans le stade de France

Ce que j’ai moins aimé dans cette course :

  • le retrait des sacs à la consigne chaotique en sous-sol du stade de France
  • La distance de 11,8km et non pas 10km
  • Le retrait des dossards au stade de France alors que le départ de la course est en plein centre de Paris
  • Le paiement de l’option consigne
  • Le manque d’un ravito vers la fin du parcours au vu de la chaleur
  • Le manque de signalétique sur la zone d’arrivée (vestiaire, ravitos, etc…)
  • Une dénomination de course trop longue et trop compliquée à retenir

 

Pour conclure, un parcours sympa et original qui nous fait découvrir un nouvel axe du grand Paris, une arrivée grandiose dans le stade de France. Du potentiel mais avec une organisation qui a besoin d’être revue pour la prochaine édition.

 

Et vous tenté(e), par la prochaine édition de cette course ?

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