Samedi dernier, déjà une semaine, je prenais le départ pour la Saintelyon, ma toute première course nocturne de trail.

Comme vous avez pu le suivre récemment, j’ai fait partie de la mizuno relay cup sur cette édition de la Saintelyon 2017.

En trinôme, les parties à courir se répartissaient comme suit :

Relai 1 avec 28 km – 850m D+ / 600m D-
Relai 2 avec 22 km – 650m D+ / 1000m D- (le plus technique et que j’avais repéré le 11 novembre dernier)
Relai 3 avec 22km – 300m D+ / 500m D-

Au début, je n’avais pas d’idée précise de quel relais je préfèrerais.

J’ai posé les choses pour chaque partie afin de me positionner :

Relais 1 :
Point positif = distances et dénivelés intéressants + vivre ce fameux départ + bitume pour gagner du temps et être à l’aise
Point négatif = beaucoup (trop) de bitume vu que je suis ici pour faire du « trail »

Relais 2 :
Point positif : je connais le parcours, repéré le 11 novembre + me confronter à du technique et sortir de ma zone de confort
Point négatif : refaire ce parcours que je connais déjà et ne pas découvrir une autre partie du parcours + ce n’est que 22km (un peu court à mon gout..)

Relais 3 :
Point positif : finir et franchir la ligne d’arrivée à la Halle Tony Garnier + arriver de nuit ou petit matin dans Lyon et longer le musée des Confluences et les quais
Point négatif : attendre toute la nuit les  relayeurs à Soucieux + ce n’est que 22km (un peu court à mon goût…)
Au début, je m’étais dit que si je faisais le relais 2 j’aimerais bien enchainer avec le 3 pour faire « la sainte express » avec mon équipe.

Au vu de mon marathon des Causses, de ma fatigue ET des conditions météos, je me suis dit que ce n’était pas raisonnable car ça reste plus qu’un marathon sur route + le dénivelé.

Cette saison 2017 était bien chargée, je reste humble car je sors de blessure… La bonne solution ou compromis ? Le 28km avec le + de dénivelé.
Yoann pour le relais 2 techniques et notre coach sur la dernière partie pour tout donner et finir cette belle aventure humaine et sportive !

Me voilà engagée donc sur le relais 1.

AVANT LA COURSE

Le samedi matin, je passe sur le village départ de la Saintelyon Halle tony garnier pour faire un tour. Un petit repérage stand car l’après-midi le programme est chargé.

J’ai l’occasion de croiser certains d’entre vous dont ma copine Lisa (Lily running) qui s’apprête à s’élancer sur la version entière, costaud !

Un déjeuner pates, courgettes, filet de poulet et bananes à l’appart avant de retourner sur le stand de Mizuno à 15h. Sans oublier de BIEN S’HYDRATER, n’est-ce pas Delphine 😉

 

Tout le groupe est présent. Nous ne n’étions pas revus depuis le 11novembre dernier lors du repérage Sainte Catherine/ Soucieux.

Je repense vraiment à l’aventure Compex du marathon de Paris mais en moins fort car je n’ai pas fait de ce relais mon objectif de saison contrairement au marathon de Paris.

Et justement, j’ai croisé des copains compex (Vincent, Pauline et Fred) qui s’élançaient sur la saintexpress et la saintelyon. Un petit monde ce village de course.

 

Des émotions de stress, excitation, joie, tristesse de fin d’échéance se mélangent. C’est comme toute compétition ou projet que l’on bosse dur pendant des jours voire des semaines qui est sur le point de se passer et de se finir.

Je suis quand même un peu stressée par cette neige et ce verglas que je m’apprête à affronter de nuit pour la toute première fois.

Décidemment c’est l’année « des premières fois » mais c’est tellement cool d’avoir la chance de découvrir de nouvelles expériences sportives et de nouvelles personnes.

On apprend tellement sur soi-même, ce qui nous permet de nous dépasser et d’avoir d’avantage confiance en nous. Sans parler des rencontres qui nous changent et même parfois, en découlent sur des amitiés fortes.

Il est 15h30, tout le groupe est là. Des blablas, des rigolades, des photos sous l’arche d’arrivée et sur le stand Mizuno, un brief infos sur le déroulé de la journée/soirée/nuit.

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Un passage sur le stand Petzl qui nous a offert une lampe frontale. Ca tombe bien parce que la mienne est « limite » niveau puissance et éclairage. Mais bon vu que c’est que 28km et non 72km, j’avais décidé de faire avec le matériel que j’avais et ce serait suffisant pour l’instant.

 

Surprise, me voilà équipée d’une nouvelle lampe frontale qui a l’air redoutable. C’est parfait (et ça m’arrange bien hihihi). Par contre, je ne l’ai pas testé donc on va faire confiance à la marque sur l’autonomie communiquée et prendre des piles en back up.

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Mine de rien ça passe vite ! Il est déjà 17h.

On se prépare et on file récupérer la navette pour aller à Sainte Etienne.

17h30 : on grimpe dans la navette qui est remplie. La bonne humeur et l’ambiance sont au rdv. Les coachs nous prodiguent les derniers conseils pour le froid, la gestion de course, la neige, le verglas etc..

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Je pourrais qualifier ce bus de colonie de vacances avec notre ravito précourse de qualité : la PRALULINE !

Merci ma Cha de nous avoir apporter cette merveille, qui a vite disparue dans le bus 🙂

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Il est 19h nous arrivons sur la zone de départ à Saint Etienne.

Des espaces « camping » sont aménagés au chaud dans deux gymnases.

C’est assez original et hors du commun cette atmosphère. A moitié camping, zone d’attente, de picnic, de siestes, de lecture.

Beaucoup de coureurs sont venus avec leurs tupperwares de pastas (si ils ne veulent pas manger à la pasta pary), leur tapis de sol, leur duvet, leur couverture de survie, leur oreiller (pour les plus cosy). Comme à la maison !

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De notre côté, nous sommes dans une zone privée en partage avec la région dans un autre gymnase. Une pasta party nous attend aussi.

Il est 19h30, parfait pour la digestion. Au choix des entrées avec des féculents, un plat chaud de pates avec sauce bolognaise et sauce carbo et un dessert.

Je ne prends que des pates chaudes avec du parmesan et sans sauce car j’ai peur d’avoir mal au ventre et en dessert une banane ramenée.

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Il est 20h donc reste à attendre jusqu’à 23h30 environ pour aller dans le sas de départ pour les relais 1. Les autres relais prendront la navette pour leurs relais respectifs.

Nous allons nous asseoir à l’étage sur des transats Mizuno bien confortables. En prenant mes affaires j’ai la STUPEUR de découvrir qu’une de mes gourdes salomon EST PERCEE et fuis !!! putainnnn je les avais remplies d’eau minérale pour être tranquille et elle est en train de bien mouiller la bretelle droite de mon sac… C’est trop la galère !

Déjà je n’ai plus qu’une gourde et puis surtout partir avec un sac bien humide alors qu’il fait froid ce n’est pas l’idéal…

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Je la sors et la met dans un sac de congelation. Par chance, nous sommes bien placés sous les chauffages donc les affaires sèchent vites. Je commence à me préparer, me met de l’huile weleda sur les jambes, discute avec les copains.

Un dernier brief avec Stephane. On passe en examen mon sac et tout ce que j’emmene. Chaque gramme compte sur cette course surtout sur la 72km.

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La pression commence à monter, j’ai hâte d’y être.

Honnêtement, c’est long cette attente jusqu’au départ. J’ai qu’une envie de m’élancer dans la neige, le froid, le verglas et voir comment je vais m’en sortir !

Je me sens un peu frustrée tout de même car j’ai un peu l’impression de me préparer psychologiquement comme ceux qui font le 72km alors que je ne fais que les 28km de début.

Ce n’est pas évident à gérer cette sensation. C’est comme un sentiment d’inachevé, qui sera encore plus fort à la fin de relais à Sainte Catherine.

Il est 23h15 : me voilà prête, le temps avance. Je file déposer mon sac au camion consigne qui déposera mon sac à la Halle Tony Garnier comme ceux des autres coureurs.

Ca permet à tous les coureurs d’avoir leurs affaires jusqu’au départ surtout avec les heures d’attente de la soirée d’avant course.

Le sac déposé, je me dirige vers le départ. Une fois dans le sas je ne suis pas prête ! Mon gps n’est pas déclenché mon sac pas ajusté, mon téléphone pas dans la poche du dos, et j’entends le speaker huler DEPART DANS 2 MINUTES.

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C’est la panique !!!! Je suis en train de subir mon départ de sas qui arrive trop vite et je ne suis pas du tout prête.

C’est quand même un comble d’attendre sur place 4h son départ de ne pas être prête au moment M !

Putain c’est la M***** Je lance mon gps, ajuste comme je peux mon sas, fais 2 photos à la volée et une mini video que c’est deja parti !!

Je n’ai même pas pu profiter de ce moment de départ qui « devait être vraiment à vivre ».

Bon ben j’ai fait au mieux mais je suis dégoutée, comme je n’ai pas retrouvé les autres de la team Mizuno du relais 1.

depart saintelyon

Je me remonte le moral en me disant que de toute façon on se serait perdu au bout de quelques mètres et que surtout je suis ici pour me prouver à moi-même que je peux aller me confronter au verglas et au froid en moins de 3h30

Dans le stress, j’oublie de prendre mon smecta et m’en rend compte sur le départ… zut c’est mon rituel, qui s’avère efficace aussi car je n’ai jamais eu de douleurs de ventre en course.

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LA COURSE

Ma montre polar cherche encore le gps que le speaker annonce « départ dans 1min ».

Oh le stress, je resserre mon sac, glisse mon portable dans ma petite poche alors que je souhaitais le mettre dans ma poche arrière mais tant pis je n’ai pas le temps de décrocher mon sac et de le remettre sur mon dos.

La musique de U2 est lancée, le mot d’ordre est d’allumer sa frontale. Ne me demandais pas quel est le titre, aucune idée !

Ca y’est j’y suis, dans très peu de temps je m’élance dans la dernière aventure de l’année 2017 et pas la moindre…

« Allez top, départ bonne course à tous ! ». Merci Monsieur le speaker.

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C’est parti, le sas part assez vite sur la route.

Comme sur le marathon des Causses, le piège de la route bitume au début est de ne pas partir trop vite au risque de se cramer à la fin.

Du 1 au 9 km :

Cette partie est essentiellement de la route.

Pour ne pas me cramer au début, je me suis fixée maximum 5min/km et minimum 5,30min/km.

Le parcours emprunte certains faux plats montants, et une grosse montée sur route. Mes jambes sont raides et empruntes au froid. Je ne me suis pas échauffée.

Je regarde autour de moi les coureurs. Certains sont plus concentrés que d’autres se racontant même leur vie en courant. J’ai envie de leur dire « et les gars, gardez vos forces pour la fin… ».

Sur les premiers km certains sont très « pressés » voire trop et même dangereux. Ils n’hésitent pas à pousser certains coureurs pour s’imposer sur des chemins étroits alors qu’ils ont la place de passer sur le côté. Ce genre de comportement me rend dingue.

Pourquoi est-ce qu’on retrouve toujours ce type de comportement sur les compétitions ? C’est bien dommage.
saint

Du 10 au 11km :

La première grosse montée continue et assez costaud. Etant donné qu’elle est sur la route, je ralentis et marche sur la fin mais elle passe bien.

C’est sûr que comparé au trail de montagne, c’est plus facile à aborder ce genre de monter, surtout quand il a de gros cailloux en moins 😉

Du 11 au 15km :

Je gère bien mon allure. J’ai commencé à enfin me confronter aux chemins enneigés et verglacés.

Quelle sensation de bien-être de courir dans la forêt enneigée. C’est même étonnant comme ressenti.

J’ai uniquement froid aux mains. Bien emmitouflée dans ma tenue, les chaussures résistent bien à la neige et ne sont pas mouillées.

J’ai mis mon buff des Templiers autour de mes oreilles pour me protéger du vent glacial.

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Mes gants ne sont pas assez épais et chaud pour résister à plus de 2h de course. J’essaie de me frotter les mains et de faire des mouvements dynamiques pour favoriser la circulation sanguine.

15km : 1er ravito Saint Christo

J’arrive déjà au premier ravito. La course passe trop vite. Et dire que le prochain ravito sonnera la fin de mon relais. Je n’ai ni faim ni soif.

Je ne traine pas trop au ravito et m’arrête le temps d’un TUC et d’un bout de barre de céréale au chocolat.
Ravitos complet (oranges, barre cereale, pain d’epices, fruits secs, tucs, coca, saint yorre, eau etc)

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J’essaie de boire régulièrement par petites gorgées pendant la course pour 2 raisons :

–          Ne pas trop boire pour risquer un gros mal de ventre avec l’eau glacée et le froid

–          Utiliser régulièrement mes gourdes car l’embout en plastique gèle très vite si je ne les sollicite pas

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Entre le 16km et le 28km :

Je vais emprunter la partie la plus technique de cette portion.

Les conditions météos sont coriaces. Un énorme vent glacé va souffler sur un plateau enneigé que l’on traverse ainsi que sur des portions du parcours.

Anecdote : Je me marrais et étais perplexe quand Stephane me disait « tu verras tu seras bien contente de remonter ton buff jusqu’aux yeux avec le vent glacial ».

Euuuhhh comment vous dire que j’étais RAVIE d’avoir mon buff adoré des templiers autour du cou et de le remonter pour me protéger des rafales de vent enneigées.

Par contre, à la fin de la course, mon buff était tout humide au niveau de la bouche avec la respiration. En effet, pour des courses plus longues en température glaciale, prevoir plusieurs buffs pour les échanger au moment des ravitos afin d’en avoir un toujours sec.

Quand tu rebaisses ton buff mouillé au niveau du cou, ce n’est pas toujours agréable.

J’ai tellement froid aux mains que je ne sors pas mon téléphone de ma poche pour prendre une photo ou une vidéo. Au total, je me suis « autorisée » une seule prise pendant la course et c’est déjà pas mal.

Sur les grosses courses ou enjeux, la priorité pour moi est la concentration et l’objectif. Les photos viennent après… Bon vers la fin j’avais très envie de faire des photos et une video SAUF que mon iphone a eu si froid qu’il s’est éteint… DEGOUTEE au moment de prendre en main pour l’utiliser et encore plus quand j’ai voulu appelé YOANN pour le prévenir de mon arrivée imminente au relais mais que je n’ai pas pu…

Sur les 2 derniers km avant l’arrivée à Sainte Catherine, j’ai droit à une grosse descente verglacée. C’est terrible de finir avec ça.. Et encore moi je finis mais les autres s’apprêtent à entamer la partie la plus dure et technique…

L’arrivée au 28km :

Me voilà à quelques mètres de l’arrivée de la fin de relais et donc du ravito. Oh non c’est presque fini…. Comme une fusée, je franchis l’arche et hurle « Yoann où es tu ? ». Plein de coureurs sont présents dans la zone et au taquet pour prendre leur relais.

Yoann sort de la tente d’abri du relais et me rejoint plein d’énergie et prêt à en découdre ! « Je suis là, prends ta doudoune, le chargeur de téléphone et mets toi au chaud ». Un papa poule ❤ si prévenant c’est trop mignon !

Malgré les doigts gelés, je lui mets en deux secondes la puce chrono autour de sa cheville et hop le voilà parti dans la nuit sombre avec les autres coureurs.

Je file me mettre au chaud dans la tente. Je m’aperçois que je n’ai pas si froid que ça. Un coureur est en totale hypothermie à côté de moi : couverture, doudoune, couverture de survie, boisson chaud et des gens qui l’entoure. C’est terrible d’avoir aussi froid, ça me rappelle le semi de Paris cette année qui m’avait fait pleurer de douleur de froid à la fin, surtout quand j’avais du rentrer en scooter jusqu’à chez moi par la suite. Pour relire le compte-rendu de cette course polaire c’est ici.

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Je me change de haut mais pas de chaussures ni chaussettes. Sur le moment, je n’ai pas la sensation que mes pieds sont mouillés. A aucun moment pendant la course, j’ai cette sensation de pieds mouillés et de froid à cause de la neige. D’ailleurs, je n’y pense même pas.

Je file prendre des tucs, du pain et du saucisson avant de me diriger vers les navettes de retour pour Lyon.

Plusieurs bus sont là et attendent les coureurs. Je monte dans le premier prêt à partir pour Lyon. Enfin… 30minutes après, le temps de remplir le bus !

L’essentiel est que je sois bien au chaud. Assise dans le bus, je vois tous les coureurs repartir du ravito et courir dans le froid. Dur dur pour eux. Je culpabilise un peu.

Il est 4h30 quand le bus part.

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Certains coureurs débriefent entre eux, d’autres synchronisent leurs montres sur leur appli de téléphone pour regarder leur course, d’autres envoient des messages à leurs proches.

Et moi, seule dans le bus, au chaud j’observe autour de moi. Il est 4h38 du mat’, je suis dans un bus en direction de Lyon, les pieds trempés, les pommettes en feu (à cause du froid) et encore pleine d’adrénaline de mon relais qui vient de se finir.

Je repasse toute cette étape de course dans ma tête : le froid, la technique, ma posture, ma gestion d’effort, mes descentes.

J’ai envie de retrouver les autres à la Halle Tony Garnier ! Je pense tellement à Yoann qui est en train d’en baver sur le relais 2. J’appelle Stephane pour lui raconter ma course et le mettre dans l’ambiance pour son relais 3.

Il est trop content de moi et de mon objectif réalisé de moins de 3h30. Je suis émue, parce qu’aussi c’est la fin de l’aventure.

Cette aventure de fin d’année que je redoutais. Je l’ai fait !

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LA FIN

Il est environ 5h30 lorsque la navette me dépose devant la Halle Tony Garnier.
Cette journée est interminable !

Je file à l’intérieur au chaud pour récupérer mes affaires. Je n’ai qu’une seule hate : me changer les chaussures et les chaussettes !
Je récupère mon sac dans la zone consigne. Des douches sont à disposition mais j’ai si peur du froid dans les douches, que je me change uniquement mes vêtements.

Gros détail génial quand tu as les pieds gelés : c’est du chauffage au sol dans la Halle Tony Garnier !!! Quelle bonne surprise en me mettant pieds nus, j’étais aux anges 😉

Pendant que je me change, je retrouve certains de mes coéquipiers Mizuno ayant fait le relais 1 également.

Il est 6h, je fais la queue pour récupérer mon « repas de la nuit/petit déjeuner/ déjeuner ».

 

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C’est improbable : toute la nuit des coureurs vont se succéder dans l’espace restauration pour manger des nouilles chinoises en ravito de fin de course ET SA BIERE DE FINISHER. En voilà une bonne idée.

Pour ma part, je prends juste un bout de pain et du fromage. Je n’ai pas faim.Stéphane franchit la ligne vers 7h30 !
Au final, dans ma team on aura mis : 7h29’31 »

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Je rejoins les autres de l’équipe sur les gradins face à l’arrivée. Nous attendons tous les derniers relayeurs et la remise des prix pour la Mizuno Relay Cup.

Chacun débriefe de sa course, de ses bobos. A cause du verglas, c’est la cata au niveau chutes et blessures. Dans mon équipe, 5 personnes se sont blessées.

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Honnêtement les nombreuses plaques de verglas sur le parcours étaient très dangereuses. Je me dis que j’ai bien fait de ralentir en prévention que de finir blessée.

Il est 8h30, on va passer sur le podium pour la remise des récompenses. Je suis déphasée et j’ai sommeil.

Mon équipe finit au pied du podium, snif ! Honnêtement aucun importance, j’ai réussi mon objectif et c’est le principal 🙂

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C’est officiellement fini. Un dernier moment tous ensemble, des bises échangés, des petits mots gentils et chacun reprend le chemin pour chez soi.

Il est 9h, nous quittons la Halle Tony Garnier pour le airbnb. J’ai plus envie de me prendre une douche bien chaude et un gros petit déjeuner que de dormir.

Nous prenons le metro pour rentrer. Après une grosse douche ultra chaude, un dernier petit déjeuner de récompense avant de prendre le train en début d’après-midi pour rentrer sur Paris.

Je suis défoncée de fatigue et SANS courbatures. Mais j’ai le bas du dos en vrac, qui commence à se bloquer. Le poids de mon sac à dos n’arrange rien… Ca sent l’osteo en urgence tout ça!

Je sais, je n’ai pas assez forcé. Ma tête avait envie d’aller jusqu’à Lyon, mon corps m’a dit « non stop tu t’arrêtes à Sainte Catherine pour cette fois-ci. » Par contre la prochaine fois peut-être que…

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Pour conclure

Une course très particulière que je recommande de tester une première sur un petit format (relais, saintesprint) pour s’imprégner de l’ambiance et tester les conditions physiques et climatiques.

Courir de nuit, à partir de minuit, sans dormir, dans le froid et parfois la neige/verglas, n’est pas anodin.

Pour ma part, j’ai eu la chance de le vivre dans des conditions privilégiées grâce à Mizuno. J’ai apprécié cet encadrement qui m’a « rassuré ».

Voilà, ainsi s’achève ce compte-rendu de ce bout de SainteLyon 2017…

Rendez-vous en 2018 à Lyon ? Qui sait… 😉

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