Cet hiver, j’avais envie de vivre une expérience différente. Après 2 marathons de Paris et Nice-Cannes, je rêvais d’un marathon à l’étranger pour le printemps.

La liste était assez restreinte au vu de la période et d’allier un weekend tourisme sympa par la même occasion.

Après une étude rapide des potentiels marathons, mon choix s’est vite arrêté sur ROME : le 8 avril 2018.

Ah zut c’est le même jour que celui de Paris alors je ne pourrai pas encourager les copains et vivre par procuration leur aventure mais c’est pas grave, une autre « belle » aventure m’attend.

A Noël, j’achète mon dossard ! C’est décidé, en route pour ROME ! A ce moment-là, j’ai plus en tête la balade et le weekend touristique que le parcours ET sa difficulté…

Je veux me faire plaisir avant tout.

J’opte pour une préparation de 8 semaines comme pour Paris. Dans ma tête, je suis décidée pour faire mieux que mon chrono de 3h41 et 10 secondes sur le marathon de Paris.

L’an dernier, j’avais des ailes à la place des jambes. Je suis partie en tête avec l’allure de 5,13min (allure que je trouvais trop ambitieuse) mais rien à faire, je M’ECOUTE et soit je me plante soit je me sous-estime !

Vous pourrez relire ici le compte-rendu de ma course.

 

LE DEBUT DE LA PREPA

Ceux qui me suivent depuis un moment saurons qu’en décembre j’ai eu mal à la fesse, à cause du psoas qui m’a empêché de courir pendant plus de 3 semaines.

Cet été également, je me suis fait une fissure de fatigue qui a compromis ma préparation pour le marathon des Causses (Festival des Templiers) ne me laissant que 5 mini semaines pour récupérer et me préparer au mieux ! Trail que j’ai fini et que j’ai adoré même si à la fin j’ai fini avec le dos bloqué sur les 2/3 derniers km (les plus faciles en plus LOL).

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Donc j’attaque cette année 2018 un peu douteuse et anxieuse face à cette dernière tension dans la fesse qui était douloureuse.

J’avoue, c’est drôle quand on dit que « j’ai mal à la fesse » ahahaha.

Cet hiver, à  Paris comme en France, nous avons eu des températures extrêmement froides, surtout le matin à 6h30 quand je vais courir et faire mes séances…

C’était compliqué de gérer ce froid, la fatigue et les séances costauds de mon plan.

Mais je l’ai voulu, je veux me préparer durement pour un chrono que j’ai en tête !

Peu importe, quand on veut on peut.

Sauf que je n’avais pas anticipé ni prévu la fatigue liée à ma charge de travail et à mon activité professionnelle.

En effet, pas mal de déplacement et d’investissement m’ont également pris beaucoup d’énergie. Parfois j’ai eu du mal à allier les deux MAIS je n’ai jamais sauté ni annulé une séance. Je me suis toujours donnée les moyens pour aller au bout.

S’entrainer c’est bien mais il ne faut pas oublier que ça reste avant tout « une passion », un loisir et que ça ne doit pas être non plus la priorité ultime.

 

En tout cas, je suis admirative aussi de tous les runners que je connaisse qui arrivent à allier vie de famille (avec plusieurs enfants), vie professionnelle ET entrainements marathons et trails costauds.

Waow BRAVO je ne sais pas comment vous faites. Moi déjà parfois j’ai du mal à avoir assez d’energie pour allier boulot/ entrainement/ sans enfants alors vous ? BIG UP !

8 SEMAINES

En janvier, j’ai repris à courir plusieurs fois par semaine pour retrouver mon endurance et être à l’aise, à raison de 3 ou 4 sorties par semaine. En fonction du temps et de l’envie.

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J’ai officiellement commencé ma prépa au lendemain du semi-marathon de Barcelone soit le 13 février 2018.

C’est parti pour 8 semaines intenses de sport et de renfo !

Pour compléter cette prépa, j’ai décidé de faire 3 séances de run ET une séance de cardio en salle.

En effet, pour me préserver, j’ai remplacé une seance de run en EF par une séance d’elliptique au chaud en salle.

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Plus 2 fois par semaine :

>1 séance force compex sur les cuisses pour bien muscler les quadri et vastes internes et externes

>1 circuit training de 30 minutes. Avec des enchainements de 12 exercices sur 30sec.

Honnêtement à la fin de la prépa, j’en pouvais plus de faire les deux : seance force + circuit training.

Tous les matins sauf le dimanche, je me levais pour faire du sport. J’étais FATIGUEE physiquement et moralement.

A la fin, j’étais en saturation totale. Encore faire du sport, encore et encore…

Ca vous peut vous paraître étonnant mais je ne me considère pas comme une grande sportive. Si je pouvais me passer de renfo, de circuit et de VMA je le ferai volontiers !

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Ce n’est tellement pas un plaisir de subir tout ça. Des fois je me demande pourquoi je fais ça ? Pour grapiller quelques minutes sur un chrono ?

Non déjà pour ne plus me blesser (comme j’ai pu avoir au genou avec une tendinite), avoir de la puissance, un peu d’abdos (malheureusement je n’aurai jamais les tablettes hahaha) et un bon dos costaud pour ne plus me retrouver avec le bas du dos bloqué comme sur mon premier semi et la fin de trail du marathon des Causses.

PROGRAMME 8 SEMAINES :

>2 semi en compétition : semi de Paris et semi de Bordeaux

>7 sorties longues : entre 1h20 et 2h15 incluant des séquences en allure marathon

>8 séances VMA : du 30/30 au 2 séries de 200/300/400m entre 100 et 105% VMA

>8 séances d’elliptique en salle : entre 30 et 45min d’elliptique + 15-30 min de vélo, ça dépendait de mes envies

>10 séances circuit training

>14 séances force compex

 

Mes semaines type que vous avez pu suivre :

LUNDI : salle elliptique

MARDI : RENFO : circuit training & compex

MERCREDI : fractionné piste

JEUDI : RENFO : circuit training & compex

VENDREDI : run en EF ou allure

SAMEDI : sortie longue

DIMANCHE : REPOS ou semi.

 

Comment je me suis sentie pendant cette prépa ?
FATIGUEE mais à fond.
Cette prépa était dure, les temps et series de fractionnés étaient costauds.

La semaine la plus dure de cette prépa ?
La DERNIERE semaine de « recup »! Alors que c’est censée être la plus facile (2 runs – seance 40min + 10 min allure marathon / seance 30min + 10min allure marathon), j’ai souffert. Mon corps était en saturation totale. Je n’en pouvais plus. Pour vous dire, pour la 1ere séance j’ai mis 15minutes à decoller de chez moi alors que j’étais prête à partir. Aucune envie de courir. Je n’y arrivais plus.

Prépa Ambitieuse ?
Je ne sais pas, en tout je l’ai tenu malgré les conditions météos et de fatigue.

A refaire ?
Evidemment ! On recommence quand ? 😉

Pourquoi 8 semaines ?
Parce que 12 semaines c’est trop long pour moi et 6 semaines, un peu trop rapide. Donc c’est le bon compromis pour moi 🙂

Vous le savez, malgré mon investissement, je n’ai pas atteint mon objectif sur le marathon de ROME.

En effet, je voulais faire moins de 3h40. Je finis en 3h46.

6 minutes de plus que mon RP et bcp plus de mon chrono en tête….

Je voulais vous dire qu’une prépa c’est bien mais ça ne fait pas tout. Une course n’est pas un tableau excel avec des séances.
En effet, j’avais sous estimé la difficulté du parcours du marathon de ROME.

Pour moi, du moment que j’étais bien entrainée, que j’avais tout fait bien pour être prête, avec le mental y’avait AUCUNE RAISON que je n’arrive pas à aller chercher le chrono secret ou du moins faire mieux qu’à Paris.

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ET bien non… Ca ne fonctionne pas toujours comme ça. Quand mon ami Nico m’avait prévenu que ce parcours était dur, montant/descendant avec des pavés sans pitié, j’avais écouté mais pas mesuré à quel point ces éléments pouvaient être très compromettant pour un chrono marathon.

Comme je vous le disais, j’avais choisi ROME pour me faire plaisir et aussi pour chercher un chrono.

En débriefant post course, une évidence et élément commun ressortait. C’est terrible mais il faut l’accepter : je me suis bien préparée mais pas pour la bonne course…

Voilà, quand on sait que le marathon se gagne en 2h08 et que certains très bons coureurs que je connais mettent entre 5 et 10minutes de plus que sur leur chronos sur un marathon plat et roulant… Bon ben ça rassure un peu et calme un peu.

En tout cas, j’ai retenu une leçon : je ne me tuerai plus dans une prépa costaud pour un beau marathon touristique et difficile (comme pour ROME), sans même pouvoir lever la tête et profiter du moment présent et de l’ambiance magique qui se dégage.

Sans parler des conditions météos qui ont eu raison de moi. Mais ça vous en saurez plus dans mon compte rendu de course du marathon de ROME à suivre très vite dans un prochain article sur mon blog 😉

CONCLUSION

Chaque marathon est différent, chaque aventure est incroyable et m’apporte une leçon de vie humaine et sportive.

Voilà pourquoi j’aime consacrer une partie de mon temps pour ça et me dépasser quoi qu’il arrive.

LET’S RUN ROME !

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