Deux années consécutives que j’ai mon dossard mais que je ne prends pas le départ… Alors 2018 c’était la bonne !

Ce semi réputé comme génial, je vous en fais le compte-rendu en détails ci-dessous.

RETRAIT DU DOSSARD

Je suis arrivée le vendredi à Barcelone. Aussitôt débarquée de l’avion, aussitôt en direction du retrait des dossards pour le semi-marathon.

Pour cela, direction la placa de España, au dernier étage d’un grand centre commercial avec une belle vue sur la ville.

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Ce n’est pas évident à comprendre qu’il faut se rendre au dernier étage de ce « monument » pour pénétrer dans le village du semi.

L’idée de lieu de retrait est originale surtout que la terrasse donne une jolie vue sur une partie de la ville espagnole.

ET ayant quitté la neige et la grisaille parisienne, vous n’imaginez pas à quel point ce beau soleil et ce ciel bleu me font du bien.

Bref, le village est assez petit. Quelques stands de partenaires (Saucony, accessoires, etc). Rien à voir avec nos gros villages de semi ou marathon de Paris par exemple.

C’est sobre mais efficace.

Le tee-shirt de la course est très sympa. Noir avec les écritures Rose fushia, sympa pour l’été.

Dans le sac coureur jaune flashy des flyers et une salade de quinoa lentilles un peu spéciale que je n’ai pas mangé lol

Par curiosité je sors le dossard de l’enveloppe et là STUPEUR ! Non mais ce n’est pas un dossard c’est une FEUILLE A4 ce truc !

Je ne sais pas comment je vais le caser sur ma cuisse droite lol

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Les vendredi et samedi c’est balade, enfin on a marché entre 25 et 30km… Pas très sérieux tout ça la veille d’un semi mais c’est tellement agréable et plaisant qu’on s’en fiche !

D’ailleurs c’est rigolo de voir les coureurs de dimanche se balader avec leurs sacs coureurs jaunes. Ca me rappelle le marathon de Paris et les futurs finishers se balader avec leurs sacs coureurs verts dans les rues de la capitale.

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AVANT LA COURSE

Il est 5h30 quand le réveil retentit ! Le départ est donné à 9h donc petit dej 3h avant. Je reprends mes bonnes habitudes.

Sauf que ce n’est pas évident de faire des courses dans un pays étranger pour un seul et unique petit dej. Je fais au mieux mais à la place de fromage blanc, je prends un yaourt et il va me rester sur l’estomac pendant la course…

Petit déjeuner avalé (café, ½ banane, yaourt et muesli, pain beurre et miel).

Je me prépare doucement mais surement. La méteo est compliquée. Je pensais qu’il allait faire plus chaud. Hors il ne fait que 5degrés entre 7h et 10h… Ca va piquer pour le départ à 9h !

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Dans le stress, j’ai fait ma valise à moitié et me rend compte que j’ai oublié des trucs :

  • Ma ceinture marathon flipbelt : c’est la cata ! Je n’ai rien pour tenir mon téléphone pendant la course ni pour prendre ma pompotte en ravito
  • Aucun coupe-vent ni veste imperméable pour le froid

Ca ne m’arrive jamais mais j’ai zappé quelques trucs et je me suis un peu étonnée moi-même sur ce coup-là. Croyez-moi que pour ROME je vais checker et RE RE RE RE RECHECKER ma valise !

Je m’habille short, tee shirt manches longues et tee shirt personnalisée dessus. Dans ma tête cette tenue sera celle que je porterai sur le marathon de ROME.

Viens le moment d’accrocher mon dossard sur la cuisse. La blague, il est tellement grand qu’il fait toute ma cuisse LOL.

Alors tant pis pour Edreams mais je plie la partie supérieure du dossard pour pouvoir l’accrocher avec des épingles à mon short.

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Depuis que j’utilise cette technique d’accroche du dossard, ça me change la vie. Merci Patate pour l’astuce 😉

ME voilà prête, en direction du départ.

7h30 mon amie et moi nous voilà parties en direction du départ, enfin des consignes disposées dans une gare.

Pas mal de coureurs sont amassés dans le métro à nos côtés. Direction la station Arc de Triomphe.

En sortant du métro, beaucoup sont en train de se changer et de se préparer dans la bouche au chaud. Nous sommes surprises sur le coup mais comprendrons mieux plus tard en déposant nos affaires à la consigne.

En effet, nous n’avons pas le droit de changer dans cet espace. Il faut uniquement déposer son sac d’affaire. Même le fait d’enlever juste sa veste est mal vu par les bénévoles.

C’est un peu extrême mais après tout si ça peut leur permettre de fluidifier, pourquoi pas.

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Il est 8h15, nous voilà prête. Bien sûr, j’ai oublié le sac poubelle ou poncho d’avant course… Ah lala je vous jure, la neige m’a bien perturbé dans ma préparation de valise !

Alors frigorifiée, je prends la direction du sas de départ. SAS 1h35-1h40 bleu.

Avant d’entrer dans le sas, nous repérons un café juste à côté. Qui dit froid dit avoir envie de faire pipi. Alors nous entrons dans le café et faisons discrètement la queue pour les toilettes dans un couloir très étroit.

Et la CATASTROPHE…. Je tourne la tête au moment où un fauteuil roulant arrive dans le couloir et m’écrase le pied gauche…. CATASTROPHE ! Je hurle de douleur et je me dis « non mais ce n’est pas vrai… tu vas voir que j’ai les orteils cassés maintenant ».

D’un coup, j’ai une montée de panique et d’adrénaline. Mais face au fauteuil super gêné et mal à l’aise, je ne peux qu’être empathique.

Plus de peur que de mal, les sensations de douleurs s’estompent.

Je piétine et ça va mieux. OUF…

Direction le sas de départ, c’est bientôt l’heure.

Mon objectif sur ce semi est clair : respecter une allure fixée et pas plus vite si possible.

 

Au début j’avais envie de tenter un chrono mais avec plus de recul, je n’avais pas envie de me cramer juste la veille du début de ma préparation marathon pour ROME.

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Le départ est dans 5min. Les derniers réglages, la photo instagram postée, mon ipod branché, ESTOY LISTA PARA LA MITJA !

Evidemment, j’ai homis de vous dire que je vais devoir courir avec mon téléphone dans la main étant donné que je n’ai pas ma ceinture ni de brassard téléphone youpi ! Ca va être l’éclate !

Et oui, je suis obligée d’avoir mon téléphone pour retrouver mon amie à l’arrivée. C’est de ma faute, et vais devoir faire avec.

Attention le premier sas part… C’est à nous !

 

LA COURSE

Il n’y a pas tant de français que cela autour de moi. D’ailleurs, je n’ai croisé presque personne que je connais.

La particularité de la course est que le départ et l’arrivée sont au même endroit.

ET C’EST PARTI, Allons découvrir cette boucle espagnole !

Je prends bien le soin de ne pas partir trop vite et de me caler sur mon allure visée. Entourée uniquement par des coureurs étrangers, je prends doucement mes marques.

Waow qu’est-ce que ça m’avait manqué ce départ de course sur route.

J’aime vraiment la route.

Ca me met une si belle et forte poussée d’adrénaline lors du départ que je n’ai qu’une seule idée en tête : VIVEMENT cette première foulée de course à ROME pour ce super challenge italien qui m’attend le 8 avril prochain.

Du 1er au 5km :
j’ai du mal à me chauffer les jambes. Elles sont raides et ne m’envoient pas de supers bons signaux. Pas de panique, même en entrainement, j’ai toujours besoin d’au moins 20/25 min pour être à l’aise et bien.

Du 6km au 13km :

Le premier ravito arrive, uniquement de l’eau et du powerade. Je suis bluffée par l’ambiance et la patate des bénévoles qui tiennent le ravito. Une energie et une bonne humeur incroyable.

Je chope une petite bouteille, bois quelques gorgées avant de m’en débarrasser.

Alors par contre niveau poubelle recyclage c’est pas trop ça… Que deux mini poubelles ultra proches du ravito donc autant vous dire que les déchets au sol se faisaient nombreux.

Je prends mon rythme quand je me fais dépasser par une nuée de coureurs. Je comprends que c’est un petit groupe suivant les meneurs d’allure 1h40. Là aussi je suis stupéfaite de l’entrain et du dynamisme des ¾ meneurs d’allure qui mènent le groupe.

Comment ne pas avoir envie d’aller au bout de l’objectif avec eux ? C’est génial.

Mais moi sans m’en rendre compte j’accélère… Et oh ginette ce n’est pas ton objectif 1h40 alors molo et reprends ton rythme.

Mon téléphone a la main me dérange mais je n’ai pas le choix, encore 10km avec à tenir !

Du 13 km au 16km :

Je commence à un peu fatiguer. Surtout que cette partie du parcours n’est pas très motivante. Au milieu de building pas très beau, nous faisons un bel aller/retour de ligne droite. En face on peut faire coucou à ceux qui sont devant nous et inversemment. Une seule chose me remotive et me fait sourire. Au niveau du trait 16km se situe juste en dessous celui du 38km du marathon de Barcelone.

Je souris intérieurement car j’imagine la souffrance de tous ceux qui ont vu comme moi ce trait là à ce moment de leur course. Car pour mon cas c’est à partir de ce pallier là que je commence à vraiment entrer dans le dur et le mental.

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Allez le soleil commence à bien chauffer mais surtout j’ai hâte d’entamer les 3 prochains km car ils sont au bord de mer. ENFIN LA MER ! Qu’est-ce que ça fait plaisir d’arriver à côté de ce littoral. Je pensais tout de même que nous prendrions le chemin longeant la plage et pas une route un peu plus loin qui laisse seulement devenir la plage.

Ca me rebooste car j’ai hâte d’arriver là ! Encore 2km à tenir.

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la vue au loin, malheureusement on ne court pas sur cette balade 😦

Je n’ai qu’une seule chose en tête : aller me tremper les pieds après la course, la médaille autour du coup et le sourire jusqu’aux oreilles !

Allez dernière ligne droite sur une grande avenue au bout de laquelle la fameuse Sagrada familia se distingue. Je regarde le chrono et il me reste encore 1km à parcours hors nous abordons la dernière ligne droite qui mène à la ligne d’arrivée.

Cette fin de course est assez « étonnante ». Je cours dans une grande ligne droite, sous les nombreuses arches des partenaires de la course encadrées par des barrières, comme si c’était les 100 derniers mètres de course. Hors pas du tout, ce n’est pas une erreur de ma montre. Le dernier km est bel et bien celui-ci. Je m’en rends compte quand je vois le tracé 21km au sol.

Avec toutes les arches partenaires je ne sais pas quand accélérer car je ne discerne pas tout de suite l’arche d’arrivée.

En tout cas c’est original mais peut être surprenant en cas de course chrono.

Et voilà, je m’apprête à franchir la ligne ! Ca y’est j’ai enfin refait un semi en mode course.

J’accélère sur 100mètres à fond pour un dernier effort.

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Franchement ça m’a fait un bien fou cette course. Les trails c’est sympa mais je ne ressens pas la moitié des sensations que je ressens sur la route.

J’en ai les larmes aux yeux. Ca y’est c’est la reprise, je suis capable de tenir un semi avec une allure en tête et sans grande préparation en amont.

Maintenant, je me tourne vers plus grand, le double et une nouvelle aventure de dépassement de moi-même.

Dans 8 semaines, j’espère pouvoir accrocher autour de mon cou cette nouvelle médaille pleine d’espoir, d’entrainement, de bonheur et d’accomplissement personnel.

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La médaille autour du cou, je prends la direction du ravito. Une banane et une clémentine sont distribuées accompagnées d’eau et de powerade.

Je n’ai pas faim mais très soif.

Je retrouve mon amie. Tous les coureurs autour de nous débriefent leur course dans toutes les langues c’est sympa. Un soleil radieux nous réchauffe malgré le vent froid qui souffle.

Je suis fatiguée et désireuse d’enlever mes vêtements humides. Après une course, j’essaie d’enlever au plus vite mes vêtements mouillés surtout en haut sinon ça peut me provoquer des gros maux de ventre.

La consigne n’est qu’à 5minutes à pieds de la zone d’arrivée. Par contre une queue enorme dans notre rangée pour récupérer nos affaires.

Et bien il n’y a plus qu’à attendre… Nous réussissons à reprendre nos affaires avant de vite repartir à notre appartement pour une douche et un bon BRUNCH avant de repartir pour Paris.

En tout cas, je suis très contente d’avoir vécu cette belle course ! Ce semi pourrait devenir un rendez-vous annuel dans mon calendrier 😉

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Ce que j’ai bien aimé dans cette course :

  • L’ambiance générale
  • La chaleur humaine des bénévoles et des meneurs d’allure
  • L’organisation carrée (du sas, aux consignes, au retrait des dossards)
  • Le tee-shirt et la médaille
  • La période pour le semi : mi février tres bien

 

Ce que j’ai moins aimé :

  • Le manque de signalétique pour l’acces au retrait des dossards
  • Une partie du parcours aller/retour sans grand intérêt
  • La ligne droite d’arrivée de 1km perturbante avec toutes les arches gonflables partenaires
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