Le grand jour est arrivé… Nous sommes dimanche 23 septembre, 5h du matin, le taxi m’attend en bas de chez moi pour le grand départ à 8h d’Orly…

Mes affaires sont prêtes, bouclées dans 2 valises ! Dans ma valise cabine, j’ai pris le soin d’y placer précieusement mon sac MDS avec mes affaires de course. Je ne veux surtout pas prendre le risque de le mettre en soute et de ne pas l’avoir pour la course.

Je suis ravie que WAA m’ait invitée sur cette aventure qui s’annonce dingue ! Une grande première pour moi…
Je ne pensais pas pouvoir faire partir de leur équipe et encore moins un jour pouvoir prendre le départ d’un truc comme ça !

Pour rappel, voici un recap de l’aventure :

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Vol en deux étapes : Paris- Orly – Barcelona / Barcelona – Fuerteventura.

Mon avion est rempli de coureurs du HMDS. C’est marrant, presque tous portent leurs sacs MDS jaune poussin sur le dos.

J’observe chacun d’entre eux, ce qui me permet de me destresser un peu.

Le vol Barcelone/ Fuerteventura a 3h de retard… La loose, j’ai envie d’arriver moi ! Merci Vueling pour ces retards incessants !

Une fois arrivés sur place, nous attendons la navette de l’organisation qui vient nous récupérer à 17h pour 45min de route encore. J’ai hâte d’arriver à l’hotel car depuis 5h du matin la journée commence à être longue…

Nous arrivons enfin à l’hôtel Playitas Resort. Tout le monde se dirige dans le hall principal de l’hôtel devant lequel la navette nous dépose.

Nous faisons la queue à la réception alors que nous sommes logés dans un appart hotel situé dans un autre bâtiment. Raté ! 30 minutes d’attente mais pas au bon endroit lol.

Nous reprenons nos affaires jusqu’à l’appart hôtel à 10 minutes à pied, à l’opposé de l’arrivée principale. Nous sommes logés entre 3 et 5 participants par chambres non mixtes.

Sachez que si vous prenez la formule classique, ce sera à l’appart hôtel. L’hôtel étant pour les formules premium chambres de deux.

Pour ma part, je suis à 4 avec deux copines et la future gagnante de la course, mais ça je ne le savais pas encore 😉 Bravo Mathilde !

Les chambres sont grandes et propres, l’hôtel et ses superbes piscines conviviales et agréables sans parler de l’open buffet en demi-pension ! Je sens qu’on va être bien pendant les jours de repos post HMDS.

 

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Une fois les affaires posées dans la chambre, je suis aussitôt repartie pour le contrôle des sacs. En effet, nous devons présenter notre sac avec le matériel obligatoire pour la course ainsi que notre certificat médical pour pouvoir prendre le départ de la course le lendemain.

A 20h je finis mon contrôle des sacs puis me dirige vers le buffet pour diner. La terrasse du buffet est en extérieur à côté de la piscine. C’est très agréable. Des petits groupes entre participants se forment pour manger et discuter. Le buffet est délicieux, la plâtrée de pâtes fraiches maison imminente ! hahaha

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Ce n’est pas tout mais il est déjà 22h et je dois ranger mon sac pour demain. Je suis stressée car je trouve que j’ai pris trop de tout (de bouffe, d’affaires, d’accessoires) comparées à mes copines de chambres.

C’est difficile de jauger son besoin en nourriture, en affaires, quand on ne se connaît pas et que l’on a JAMAIS fait de course en autosuffisance et ce pendant 4 jours. Je vous invite à (re)lire ici mon précédent article conseils sur « comment préparer son sac et son matériel pour le HMDS »

A 23h nous dormons car le reveil est prévu à 5h ! En effet, à 7h30 nous décollons de l’hôtel pour le départ de la première étape.

PREMIERE ETAPE – 24km

5H mon réveil sonne. Je suis la première à filer à la sdb. Je me lave les cheveux (ce qui n’arrivera pas avant 4 jours lol) et me prépare tranquillement.
A 6h c’est le petit dejeuner.

Comme sur les marathons, je mange la même chose : café / tartines beurre miel / yaourt + muesli et un café.

Ne pas changer mes habitudes !

Je me dirige vers l’accueil de l’hôtel pour monter dans le bus en direction de la première étape. 45minutes plus tard j’arrive à destination… du départ !

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Ça y’est j’y suis. Je suis un peu stressée par ce qui m’attend. Dans l’attente du départ, je regarde les participants autour de moi, en train de faire leurs derniers réglages de sac, de tenue.

Toutes les minutes qui précèdent le départ, je ne peux m’empêcher de repenser à toutes les personnes qui m’ont dit « bon courage ! mais pourquoi tu fais un truc dingue comme ça ? ». et à chaque fois, dans ma tête, j’ai la même réponse : POUR MOI et mon bien être intérieur. LOL

Un peu maso peut être et pourtant si à ce moment je savais toutes les choses ultra positives qu’allait m’apporter cette aventure…

Je me dirige vers le départ marqué par une arche gonflable avec la vue sur la mer. C’est déjà si beau. Les consignes de sécurité sportives et médicales nous sont données lors d’un brief complet.

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Avec les copains, on prend les toutes premières photos souvenirs 🙂 Si on savait ce qui nous attend…

 

9H30 :

La musique de Fatboy Slim se déclenche, le décompte est lancé et c’est PARTI ! En route pour 120km.

Voici le profil de l’étape 1 qui m’attend :

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Type de terrain : sable, plage, sentiers avec pierres et endroits techniques qui peuvent être dangereux.

J’attaque l’épreuve par un bout de plage de sable pour me mettre vraiment à fond dans l’aventure.

Du 1km au 5km :

Les 5 premiers km sont compliqués pour moi car je dois m’habituer à courir/ marcher vite avec ce lourd sac à dos et au poids des deux gourdes devant. Je vous assure que ça n’a carrément rien à voir de courir un trail avec un mini sac à dos et deux flasques d’eau de 50cl. Je me sens si lourde et ralentie par ce poids. Ma foulée est d’ailleurs un peu modifiée car mes appuis sont différents.

Grâce à mon « entrainement » avec le sac à dos sur le dos de 4/5kg, j’appréhende bien mes sensations.

Du 4 au 8km :
une bonne montée constante nous casse les gambettes. Je m’accroche mais c’est dur. Je m’aide beaucoup de mes batons.

Le parcours le long de la mer avant d’attaquer l’intérieur. Des chemins de terre dans un décor sec et volcanique. C’est beau…

A partir du 8km, nous sommes sur un chemin avec des cailloux en plein soleil et je me dis « c’est dommage qu’il n’y ait pas plus de sable quand même.. » Ouais ben finalement j’ai vite oublié ma remarque parce que les parcours des 3 étapes sont bien étudiés et bien pensés pour nous permettre d’équilibrer l’effort et de garder des forces pour le reste des km.

Même si c’est aride, les paysages sont beaux. Je cours seule sur la majorité de l’étape et recroise de temps en temps une copine, qui fait son premier HMDS aussi.

Puis environ du 17km au 23km :

je cours le long de la mer sur des rochers plats. Les paysages sont MAGNIFIQUES. Je n’ai pas de mots, je ralentis, m’arrête, regarde les vagues bersée par le soleil.

C’est un truc de dingue ce que je commence à vivre.

Bon je ne vous cache pas qu’au bout de 5km de paysage identique « rochers », j’avais hâte de changer de sol parce que c’était dur comme surface pour courir.

Et puis j’avais tellement hâte d’attaquer le dernier km car j’allais enfin franchir la ligne ET surtout DECOUVRIR le bivouac !!!!

Le dernier KM maudit et un bivouac qui se mérite. Une montée dans le sable interminable… jusqu’à la ligne. J’en avais marre de celle-là !

En haut de la butte, j’aperçois l’arche d’arrivée vers laquelle je fonce comme une ouf !

Ca y’est je suis enfin arrivée et j’ai fait la première étape après 4h18 d’effort.

Mon objectif sur cette étape est CLAIREMENT : Economie d’énergie et test du matériel.

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La course pour moi commence DEMAIN. C’est demain que je vais franchir un tournant psychologique, sportif et humain. Courir 66km et plus de 6h d’effort est inconnu au bataillon pour moi.

Je me dirige vers la tente d’accueil des participants pour récupérer les dernières affaires. L’organisation m’indique ma tente, me fournit mes 5 litres d’eau du jour, mes pastilles inflammables et mon support pour chauffer ma popotte.

Les tentes du bivouac sont organisées en marguerite de 8 tentes. Toutes les entrées tournées vers le même point central.

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Oh lalala et dire que je vais dormir 3 nuits dans cette tente avec un mini tapis de sol. A la ROOTS !

Pour votre info, je ne suis pas très fan des trucs roots… Adaption à ce nouveau mode de « confort ».

Je ne suis pas trop fatiguée de mon étape. J’ai surtout très soif et envie d’enlever mon sac qui à la fin me pesait beaucoup sur les épaules.

Je n’ai pas fait de muscu spécifique du haut du corps pour mieux appréhender le poids du sac. J’ai lu tout et son contraire « oui il vaut mieux s’entrainer avec du poids sur le dos / non ça ne sert pas à grand-chose sauf à se faire mal… » Encore une fois, fiez-vous à vos sensations, essayez et jaugez.
Pour ma part, j’ai préféré m’entrainer en partie avec le sac lesté jusqu’à 4kg pour être sûre aussi des réglages. Parce que dites-vous qu’une fois la course partie, c’est tellement la galère d’enlever et remettre le sac avec la chaleur, la transpiration, le terrain qu’il vaut mieux être certains de vos réglages avant de partir.

Il doit être 14h – 15h lorsque je pose mes affaires et prend possession de ma tente. C’est l’heure du déjeuner espagnol 🙂

Même si l’envie y est, j’ai la flemme de tester ma popote pour un plat chaud alors j’opte pour le taboulé prêt en 15min avec de l’eau froide. Enfin « eau froide » avec les 40 degres ici… elle est plutôt tiède lol

Une fois mes affaires déposées, je me dirige sous le auvent à l’ombre où se reposent les autres participants. Un peu d’ombre fait du bien après tout ce soleil accumulé.

Bon la zone ombragée n’est pas ultra grande pour accueillir tout le monde alors on est un peu serré. Mais bon ce n’est pas grave, là j’ai juste envie de manger, boire, me rincer à l’eau et m’abriter.

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LA VIE SUR LE CAMPS

Comme évoqué, je ne sais pas trop à quoi m’attendre et comment je vais réagir pendant ces quelques jours.

Ce qui est certain c’est que je ne serai pas partie sans connaitre une personne de confiance sur une aventure comme celle-là. Outre le fait de pouvoir compter sur un ami en cas de soucis ou angoisse, c’est surtout le bonheur de partager cette expérience incroyable. Expérience qui ne peut être complètement comprise que par ceux qui l’ont vécue et ressentie.

MA MAISON

Voici ma maison équipée de…. rien sauf deux petits « volets » noirs à apposer sur chaque fenêtre moustiquaire de la tente.

 

Fin de journée, je regagne ma tente pour sortir mes affaires de vie pour le soir, ranger mes affaires de l’étape, faire ma toilette de chat.

Arrivée seulement depuis quelques heures au camps, je suis déjà fan de cette convivialité et de ce partage avec les participants. Je me deconnecte complètement de mon quotidien, de mon téléphone, de mes habitudes pour me tourner vers les autres.
Tous les jours je poste et partage le soir une photo sur instagram et les stories  du jour mais j’ai fait le choix d’enlever toutes les notifications messages pour me concentrer et vivre pleinement l’aventure.

Certains sont novices, d’autres expérimentés après plusieurs MDS ou HMDS. Chacun raconte ses expériences, pourquoi ils sont là et ce qu’ils attendent de l’aventure.

De nombreuses nationalités sont sur le camps dont un péruvien favori et un équatorien qui court pieds nus. Incroyable le mec !

Vers 19h, l’organisation nous appelle : LE COURRIER EST ARRIVE ! ohhhhh trop cool ! Tout le monde s’empresse de se diriger vers la tente orga pour voir si des messages envoyés via sur le site de l’organisation sont arrivés pour eux.

Quand vient mon tour, je réalise avec émotion que j’ai plein de messages. J’ai les larmes aux yeux. Je crois que ces messages sur cette petite feuille de papier A4 froissée valent bien plus que des milliers de sms.

Je m’empresse de retourner dans ma tente au calme pour les lire un par un et plusieurs fois pour certains.

Franchement, c’est grâce à tous ces encouragements magiques de mes proches et de cette superbe communauté qui me suit sur les reseaux (plus de 17 000 personnes maintenant c’est incroyable !) que je puise ma force de me lancer de nouveaux challenges et d’avancer. Alors MERCI MERCI MERCI.

J’imagine même l’émotion que doivent ressentir les participants du marathon des sables quand ils reçoivent leurs messages le soir dans la tente, coupé du téléphone depuis le début de l’aventure.

On oublie souvent d’écrire des petits mots à cause du téléphone et pourtant un simple petit mot peut tellement remplir de joie une personne.

C’est un peu dommage que nous n’ayons eu la distribution des messages uniquement le lundi soir sachant que nous venions juste d’arriver et que la veille nous avions eu au téléphone nos proches. Par exemple, le mercredi lors de la journée de repos aurait aussi propice. Jamais contente cette Emma 🙂

Le soir c’est repas chaud avec allumage de popote pour faire chauffer l’eau. Une bonne platrée de pates bolo et une mousse au chocolat hyophilisés. Avec Nico, nous nous sommes fait potes avec Benjamin, notre voisin de tente, renommé Johnny parce qu’il m’allumait tous les jours le feu de ma popote. Je n’y arrivais pas à cause du vent. Pour ceux qui n’ont pas compris « Johnny = chanson allumer le feu ».

C’est un des trucs que j’ai adorés pendant cette aventure. Tisser des liens.

Je refais entièrement mon sac pour l’alléger au maximum. En effet, sur l’étape 1, je me suis aperçue que mon sac était trop lourd. Je me suis décidée à reconditionner tous mes sachets de nourriture lyophilisés dans des sachets zip récoltés auprès des copains sur le bivouac. En préparant mon sac, j’avais pris la décision de ne pas le faire par confort mais aussi par manque d’expérience. En effet, l’avantage avec les emballages initiaux est que vous avez la bonne graduation d’eau et que vous pouvez manger directement dedans donc economie de vaisselle.

Sauf que ces emballages prennent beaucoup de places et sont lourds à transporter. En effet, dites-vous que j’avais gramme économisé vous ferez gagner un confort extrême et un poids considérables à la fin.

J’ai donné aussi de la nourriture en trop que j’avais pris. En tout je pense avoir délesté mon sac d’au moins 1,5kg et ai pu enfin rentrer mon duvet dans le sac.

Je sens clairement la différence sur mon dos.

Chaque étape de la journée sur le bivouac est une découverte. A 20h il fait nuit et froid. Chacun a regagné sa tente pour se coucher pour l’étape du lendemain. Pour ma part, je n’ai pas du tout sommeil vu l’adrenaline de la journée.

A la lampe frontale, je prépare mes affaires du lendemain mais surtout étudie mon roadbook. L’organisation nous a remis un roadbook à garder avec soi dans lequel sont décrits les étapes et les informations indispensables.

J’étudie le parcours du lendemain avec une énorme appréhension. Ma tête est envahie par la même question : est-ce que je vais finir cette 2eme étape?

Pleine de doutes et d’appréhension, je m’endors vers 22h pour cette première nuit en tente.

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DEUXIEME ETAPE

Il est 5h30 lorsque le reveil sonne. Autant vous dire qu’en tente on entend tout donc j’étais réveillée avant mon propre réveil.

J’ouvre les yeux et ressens une sensation d’être mouillée.

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Je me redresse et observe avec stupeur que l’interieur de ma tente est rempli de goutes d’eau. Je me dis tout de suite « mince il a plu et je n’ai pas bien fermé ma tente ».

Mon duvet et mes affaires sont megas humides voire quasiment mouillés.

Alors en fait, ce n’est pas la pluie…. Mais la CONDENSATION !

Cette nuit, j’ai fermé les deux volets opaques et la « porte » de ma tente sauf que ça empêchait l’air de circuler.
Bilan : humidité de l’air + ma transpiration = accumulée sur les parois de la tente. Ohhhhhhh punaise !

Comment vous dire que les soirs suivants j’ai laissé les volets à moitié ouverts pour que l’air circule.

Aussitôt réveillée, je pars en expédition aux toilettes (situés loin du camp pour les odeurs) puis prends mon petit dej.


Tous les matins, je prends un crumble pommes bananes avec 2 tranches de pain d’epices + 1 café nescafé. Et oui je me fais mon plaisir du matin, un bon café chaud. LA BASE.

Ne sous-estimez pas votre temps de préparation de vos affaires le matin. En effet, même si vous êtes rapides pour manger et vous habiller, vous devez refaire tout votre sac et ça, ça met BEAUCOUP de temps !

En effet, j’ai interdiction de laisser des affaires dans la tente sous peine de pénalités et d’être jetées à la poubelle par l’organisation.

L’épreuve de l’étape 2 de 66KM part du bivouac et revient au bivouac.

 

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DEPART

Je m’approche du départ. Comme la veille, l’organisation nous donne les derniers conseils de sécurité. Cette épreuve va être longue… La veille il y a déjà eu entre 10 et 20 abandons alors là…

 

Je suis très concentrée sur cette épreuve mais rassurée grâce à mon sac à dos allégé et aux jambes en forme de la veille. J’ai bien fait de m’économiser.

Plutôt encourageant comme signal !
Mon objectif sur cette étape : LA FINIR BIEN et avancer le plus vite que je puisse tout en levant la tête et en profitant des paysages.

Le top départ est donné.

Sur le premier km, je mets à avoir les larmes aux yeux d’émotions. Je pense à ce que je m’apprête à accomplir physiquement et émotionnellement si je finis, de me prouver que je suis capable d’aller au bout des choses que j’ai décidé et dont j’ai envie, de continuer à me faire confiance et à écouter ma petite voix intérieure qui me guide.

Sur les premiers km, je me greffe sur l’allure de « copains ». J’y vais très doucement en EF pour habituer mon corps car la route est longue aujourd’hui. Il faut que je dure !


Entre le 1 et le 6km :
le profil un peu sableux est plutôt en descente pour se faire les jambes avant d’attaquer la plage…

Le hasard fait bien les choses car j’attrape sur le parcours une copine Delphine qui court avec son coach. Je me joins à eux pour la suite de l’étape. Je suis contente car la veille j’avais couru seule et sur cette étape, j’ai vraiment envie de la vivre et la partager. Me voilà ravie de pouvoir les accompagner un peu.


Je n’en parle pas mais je suis très stressée par cette épreuve de 66KM. Stressée de ne pas me sentir bien, stresser de ne pas finir, stresser de me blesser, stresser d’être toute seule la nuit, stresser de ne plus avoir de mental.

Tous ces stress sont en moi depuis la veille et ne me quitteront pas.

LA PLAGE… courir sur la plage… j’attendais tellement cette partie là car c’est quand le HALF MARATHON DES SABLES. Et bien je peux vous dire qu’il n’y a rien de plus dur que de courir dans le sable ultra mou de la plage, avec les pieds qui s’enfoncent et le poids du sac sur le dos.

Entre le 6km et le 19km environ : je n’ai eu QUE DE LA PLAGE. INTERMINABLE !!! C’est le début de l’épreuve et je suis déjà cramée des jambes par le sable.

Franchement psychologiquement c’est interminable. Quand tu regardes au loin et que tu ne vois jamais la fin de la plage ni de cette partie d’étape. Tu n’as pas de repère de fin à quoi te raccrocher, c’est très dur psychologiquement.

Je m’aide beaucoup de mes bâtons pour éviter que mes pieds s’enfoncent trop dans le sable.

C’est marrant parce que nous passons sur une plage où sont de nombreux touristes. De leurs serviettes de plage, ils nous regardent comme des extraterrestres avec nos sacs à dos en train de galerer sur le sable en plein cagnard.

A chaque ravito, je m’arrête pour remplir mes gourdes et me poser au moins 5minutes en enlevant mon sac des épaules. Les ravitos d’EAU environ tous les 5km. Et oui, je suis en autosuffisance alimentaire même pendant la course 😉

Vers 11h30 environ 3h d’effort plus tard et 18km, nous faisons une pause salé / saucisson – bretzel/ noix de cajoux.

Miam que ça fait du bien !
Pour ma part, j’ai opté pour du Saint Agone moins gras et donc qui se concerve mieux avec la chaleur.

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Cette pause salée sur la plage me fait un bien fou ! Allez il reste encore 46KM…

La route est encore longue…

L’objectif est de finir la portion de plage pour trottiner de nouveau sur du sol gravier.

Au 20km :
j’affronte une énorme montée en plein cagnard. Il commence à faire bien chaud et la journée ne fait que commencer…

Ca monte sévère, dans les cailloux, les cuisses tirent beaucoup. Je ne peux pas monter vite, je n’ai plus de puissance dans les cuisses. Je dois me ménager sinon je ne tiendrai jamais jusqu’à la fin. J’avance sans regarder derrière moi. Pas après pas.

J’arrive enfin en haut, me retourne et la… un spectacle grandiose. Une vue INCROYABLE sur toute la baie. J’aperçois la plage arpentée pendant de longs km.

Waow ça valait le coup d’en chier un peu.

Je reprends mon souffle, une photo du panorama et c’est reparti.

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J’ai rapidement zappé l’idée de comparer cette effort à mes chronos de course ou de trail. Ca n’a rien à voir. La clef de réussite des courses à étapes est l’ENDURANCE !


27Km au 37Km : Enfin un peu de goudron pour courir et dérouiller les gambettes. A ma première foulée sur la route, je me dis « j’aime vraiment la course sur route quand même ». C’est bien mais c’est pas le thème du jour hahahaha

Allez un peu de descente dans des chemins de terre, piste et gravier pour attaquer le versant opposé de l’ile.

Les paysages sont très différents les uns des autres. C’est très agréable car chaque portion est une découverte.

La mer par exemple : au début de la course c’est l’océan déchainé et les sports de surf. Puis sur l’autre versant, c’est les plages paradisiaques comme dans les calanques de Marseille.

Cette ile regorge de surprise !

30km : Je fais une pause repas taboulé et bretzel. Je pense que je n’aurais jamais mangé autant de taboulé de toute ma vie qu’en 4 jours lol.

 

J’enlève les chaussures pour me reposer les pieds. Un peu d’ombre, de salé, de sucré (pompotte et barre d’amande) et 30 minutes plus tard c’est reparti.

Je n’ai pas assez d’eau et je sais que les 5 prochains km avec à peine une 250ml vont être compliqués avec cette chaleur intense.

En épreuve, surtout lorsqu’il fait chaud, mon corps a besoin de boire beaucoup d’eau.

CP4 : l’horreur gros coup de chaud

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J’ai le sourire sur la photo mais c’est pas la joie…

Envie de vomir, plus d’eau, tête qui tourne, bref totalement deshydratée. Mon corps ne suit plus. Je ressens la meme chose que pendant mon marathon de Rome où je n’avançais plus à cause d’un gros coup de chaud.

Je me pose car je ne suis pas bien du tout.

J’envoie un message à mon cheri car je suis à bout. Je n’en peux plus. J’ai envie d’arrêter… J’ai à peine couru la moitié de l’étape.

Je bois pas mal d’eau, remange une barre d’amande et me repose. Ca va mieux alors je décide de repartir un petit moment après.

Je vais marcher les km qui vont suivre et admirer la beauté du littoral. J’attaque la grosse montée du parcours. Le soleil est caché par la montagne et il fait moins chaud. Ouf ca permet d’avancer plus facilement.

Pendant mon coup de moins bien, j’ai laissé partir mes 2 camarades qui étaient en forme. Je ne veux pas ralentir ceux qui avancent bien. Il faut profiter d’avancer quand tant qu’on est en forme.

Je repars en marchant, en m’aidant de mes batons pour me redonner une bonne dyamique de marche. Qu’est-ce que je les aime ces deux bouts de ferrailles ! Il me rebooste bien et puis je regarde le paysage pour ne plus penser aux kms. Je vais mieux alors DIRECTION LE BIVOUAC !

On attaque la plus grosse montée de l’étape. Des zig zag dans la montage interminables. J’aperçois au loin mes 2 camarades. Trop cool je les rattrape !!! En haut de la montage, la super surprise de les retrouver en train de faire une petite pause et de m’attendre. Ca c’est une trop bonne nouvelle !

La dans ma tête je me dis : il nous reste 20km alors on va FINIR et ensemble !!!

Je m’apprête à aborder la partie de la course que je redoute le plus : courir de nuit et franchir la barrière des 42km / 6h d’efforts consécutifs.
Ce sont mes 2 paliers psychologiques parce qu’au délas c’est l’inconnu.

Les deux paliers franchis, maintenant je suis sûre que je vais réussir à finir.

Pui, je suis rassurée parce que je ne suis pas toute seule à affronter la partie nuit.

Les km passent lentement mais sûrement. Le soleil se couche.

 

J’attaque la partie la plus difficile, au mois 5km de plage dans la nuit. C’est toute la partie plage du matin que l’on parcourt en sens inverse. C’est INTERMINABLE. Les pieds s’enfoncent terriblement dans le sable profond. Très peu de lumière devant, aucun balisage au loin pour signaler la fin de la partie de la plage.

J’avance complètement dans l’inconnu sans aucun repère psychologique.

A ce moment là, je perds tout mon mental. Presque 50km et je craque. Je suis à bout. Tout ce p***** de sable profond me tue / achève les cuisses. Je n’ai plus de jambes. Rien à faire. La sortie de la portion n’arrive jamais.

Je subis chaque pas, chaque mètre, chaque km. J’essaie de trottiner pour aller plus vite mais c’est la cata. Delphine est légèrement devant moi et m’attend. Heureusement parce que si j’avais été toute seule sur cette portion, je crois que je me serai assise en plein milieu en pleurant et en attendant. Attendre quoi j’en sais rien mais je me serais stoppée et aurais hyper mal vécu cette fin d’étape voire peut être abadonné.

Comme quoi, on peut craquer à tout moment. Le matin dans le sens aller, c’est Delphine qui a craqué sur cette portion de plage moi qui l’ai reboosté. Le soir-même sur cette même portion c’est moi qui craque et elle qui me tire.

La magie ou les mystères des étapes longues 🙂

Enfin nous apercevons une balise rouge qui nous signale la sortie de la plage. Notre carotte pour avancer : dès qu’on sort de la plage on s’arrête pour une pause et on mange du saucisson !

ALLELUIAAAAAAAAA ! SAUCISSON EN VUE ! A peine sortie du sable, on met le clignotant sur le côté et on s’affale par terre en retirant nos sacs à dos. HS.

Il nous reste 16km (je crois) avant la fin.

Je m’attarde pas trop parce que plus on s’arrête, plus reprendre l’étape est difficile avec le relachement.

Bon ben je ne sais pas si c’est un mal pour un bien mais je m’apprête à encore moins rigoler… J’enchaine avec du dénivelé! La partie la plus dénivelée de la course. Youpi il ne manquait plus que ça !

Une montée d’au moins 3 km à la limite de l’escalade parfois et avec les mains bien en appui sur les cuisses pour m’aider. Enfin les cuisses, y’en a plus elles sont restées sur la plage hahahahah

Allez j’y vais c’est la dernière grosse difficulté après c’est du sentier pour trottiner.

Au loin je vois des lumières s’éloigner de la montée principale et du balisage. Je ne comprends pourquoi sur le coup et espère être sur la bonne route.

Le lendemain j’apprendrai que c’était des coureurs qui ont coupé la montée et la montagne. Attention, la direction de la course surveille tous les coureurs via la balise gps que vous portez obligatoirement sur votre sac à dos.

Une fois la montée finie, un arrête rapide au ravito pour boire de l’eau et je repars aussitôt. Il nous reste un gros 10km. Allez c’est pas grand chose !!!

Je trottine pas mal sur ces sentiers voire route en goudron qui font du bien aux jambes. Enfin je peux courir sur du plat voire du chemin descendants.

J’arrive aux abords du camp car au loin on voit se dessiner la ligne d’arrivée mais je ne comprends pas parce que sur ma montre il me reste environ 5km encore à courir. Et oui, dans la nuit l’avantage c’est que tu peux tourner en rond autour du camp sur des sentiers et tu ne t’en rendras pas forcement compte.

C’est ce qui s’est passé! L’horreur, voir l’arche mais faire le yoyo en s’en approchant et en s’éloignant constamment pendant quelques kms. Je me suis même demandée si c’était le bon chemin. Oui c’était le bon chemin puisqu’il y avait de nombreuses traces de pas qui allaient dans le même sens que moi.

Allez c’est la dernière ligne droite, enfin j’arrive vraiment sur la ligne. LA FINISH LINE EST ENFIN DEVANT MOI. DEVANT NOUS ! Parce que c’est trop cool on va finir ensemble avec Delphine.

C’est super fort ce qu’on s’apprête à vivre. C’est notre première aussi longue distance, on a galéré ensemble, on a su se remonter le moral et se redonner des forces quand chacune était au bout du rouleau et là on s’apprête à finir la deuxième étape.

Voilà, c’est fait, on est FINISHER de la 2eme étape !!!!!

On se serre très fort dans les bras. Puis je me mets à pleurer d’émotions, de fatigue, de rage, de bonheur, de tout.

WAOW I DID IT.

Je boucle cette étape en 15h30 pour 66km. Je suis trop contente.

Par contre, je suis un peu déçue parce qu’il n’y a personne sur la ligne d’arrivée à part une personne de l’organisation qui est assise par terre à côté de la ligne et qui ne nous prête même pas attention quand on arrive.

Je ne demande pas qu’on nous applaudisse mais un petit sourire et pourquoi pas un « bravo les filles » après s’être dépassées pendant plus de 15h ça fait du bien au moral. J’ai du aller vers lui pour lui parler et lui demander de nous prendre une photo, cette photo ci-dessous pour garder en souvenir ce moment fort pour moi.

C’est pas très cool. Ca a manqué un peu d’humain et c’est dommage.

Puis nous nous dirigeons vers la tente orga pour récupérer nos bouteilles d’eau. Il fait nuit, il n’est que 00h30 et un calme religieux reigne sur le camp.

Ma tente n’est pas à côté de celle de Delphine alors c’est trop tristounet. Je dirige vers ma tente et m’y refugie pour manger un petit taboulet tout froid. Je viens de me surpasser, de vivre des émotions fortes pendant 15h, j’ai qu’une envie c’est de les partager et d’être entourée à ce moment là. Sauf que je me retrouve toute seule dans ma petite tente une personne à manger mon taboulé froid en faisant le même bruit possible parce que tous les plus rapides sont déjà arrivés et dorment déjà depuis longtemps.

C’est comme ça c’est la vie mais je suis frustrée de finir comme ça cette si belle et dure épreuve qui quelque part aussi signigie la fin de l’aventure. Demain, mercredi, c’est la journée de repos et jeudi c’est la derniere étape, 22km, que je suis sûre de finir.

MERCREDI : JOUR DE REPOS

Une bonne nuit de sommeil après cette longue étape me fait du bien.

Pour se détendre, des poufs fatboy sont à dispos. Trop cool j’en squatte un au soleil.

Des activités comme du yoga sont prévues dans l’aprem. Puis un petit plaisir qui ne se refuse pas : un coca glacé offert à tous les coureurs.

Moi qui ne suis pas fan de coca, rien que ça fraicheur me fait bien plaisir.

J’en profite pour laver quelques affaires aussi puisqu’il fait beau. Tout le monde se débriefe de sa course de la vieille. Quelques abandons encore et pas trop de blessés.

Je passe une super journée à buller et à discuter avec tous les coureurs. De vrais liens se tissent. Mine de rien, je sens déjà la nostalgie de la fin s’installer au fond de moi. Et oui, j’ai du mal avec la fin des aventures fortes comme ça. Je suis toujours un peu nostalgique et triste quand ça s’arrête.

Je me balade aux abords du bivouac. Quel endroit magnifique…

Regardez ça… personne aux alentours sauf nous !

Je me sens si heureuse et si bien. J’en prends plein les yeux, les jambes et le coeur. 

Dernière soirée sur le camp, dernière popotte, dernier dodo dans la tente.

Demain, dernière étape, dernière finish line, dernière journée crado hahaha

Le bivouac est unanime : la seule chose qu’on est ravis de retrouver en rentrant est la douche mais sinon on n’a pas envie de quitter le bivouac.

Je serai bien restée encore quelques jours comme ça dans cette bulle.

3eme etape : 22km

Il est temps de ranger les affaires une dernière fois dans le sac et de dire aurevoir à la tente.

BYE BYE petite tente jaune.

 

Sur la photo, vous pourrez voir que je suis quand même un peu fatiguée. Même si je tiens, mes yeux ont du mal à s’ouvrir le matin. Le départ du camp est donné à 8h pour aller rejoindre un bus qui nous rapprochera du départ de la 3eme étape.

En effet, l’arrivée de la 3eme étape se fera sur la plage de l’hotel. Aussitôt arrivée, aussitôt au bar de l’hotel pour la bière des finishers ouaiiisssss !

Environ 45 minutes de bus plus tard, nous voici devant la dernière ligne de départ. Une énergie différente reigne sur ce départ. Tout le monde sait que c’est la fin, les sacs à dos sont ultra légers et les jambes relativement reposées grâce à la journée de repos hier. Certains veulent courir vite, d’autres prendre leur temps.

De mon côté, j’avancerai en courant le plus possible et en levant la tête pour profiter des derniers paysages.

J’ai aucun objectif de chrono ou de classement sur cette aventure alors 10 ou 30 minutes de plus ou de moins, ça ne changera rien à ma vie. Par contre faire le plein de souvenirs, de belles images comme depuis la 1ere étape, ça c’est ma priorité et mon but en venant vivre cette aventure.

Ca y’est je suis prête pour cette dernière étape !

C’EST PARTI !

J’aborde pas mal de portions de terrain avec des bouts de roches volcaniques qui destabilisent les pieds. Je ralentis car avec la fatigue, ce n’est pas le moment de me faire un entorse…

Je dis aurevoir à chaque nouvelle portion de paysage que j’aborde. Je repense à tous les supers moments que j’ai vécus.

J’ai trop envie d’accélerer pour finir mais en même temps j’ai pas envie d’arriver et finir. C’est très bizarre comme sensation antithétique.


Il fait très chaud, ça tape bien côté soleil.

Les paysages sont toujours aussi jolis. Les portions bien roulantes sur lesquelles on peut courir. Sur chacune des étapes, j’ai toujours conservé mes batons à la main. Ils m’ont bien été utiles pour marcher sur les portions où mes jambes fatigaient.

IMG_7636

Je pense que c’est l’étape sur laquelle j’ai le plus pris mon temps.

Quand je me suis inscrite, j’ai eu la trouille parce que sincèrement je ne me sentais pas capable de finir. 125km sur 3 étapes d’affilées, en autosuffisance et sans confort ? Le combo horrible pour moi.

Mais vraiment, physiquement, je ne me pensais pas assez préparée pour encaisser tous ces km. Même si je suis marathonienne, l’accumulation des étapes et de la fatigue, sans expérience, c’est difficile à gérer et à appréhender.

Mais au fond de moi, en m’étant relativement bien entrainée avec le sac, je me suis dit que la seule façon de le savoir c’était d’y aller et de prendre le départ.

Puis les km passent, plus la finish ligne n’a jamais été aussi proche.

Les paysages avec la vue sur la mer sont incroyables. Qu’est ce que ce coin est joli ! Ca me rappelle toute mon enfance passée au bord de la méditerranée. Je me mets à avoir les larmes aux yeux en y repensant parce que je repense aussi à quand j’ai débuté la course à pied, que je courrais même pas 5km et j’étais rouge comme une tomate à la limite de vomir tout le temps à la fin.

Aujourd’hui, je suis ici…

Puis je passe de l’autre côté de la colline et j’aperçois la plage de l’hotel….

Ca y’est, la fin va bientôt se concrétiser pour de bon. Mon pote est déjà arrivé et m’attend à l’arrivée.

J’ai un gros coup de boost à ce moment là. Sur chaque étape, quand j’étais dans le dur, à chaque fois je me disais « Allez Emma ne craque pas, tu dois finir, pense à Nico qui t’attend à l’arrivée. Tu dois finir et le rejoindre ! ». Ca m’a vraiment aidé parfois quand j’ai eu des coups durs.

Puis je redescends de la colline et arrive sur la plage de l’hotel. Plein de monde est là pour nous encourager c’est trop génial de finir comme ça. Je suis trop émue, trop contente, j’aperçois Nico qui est la, les autres copains qui sont déjà arrivés et moi je m’apprête à bientot finir.

 

Quelques mètres plus loin, je franchis enfin la ligne. Alors la, c’est la madeleine party. Je suis submergée par l’émotion. C’est la deuxième fois que je m’éffondre comme ça après une course.

WAOW I DID IT.


Sur cette aventure, comme j’ai pu l’écrire avant, je suis complètement sortie de ma zone  de confort :

  • courir plus de 66km / 6h sur une épreuve
  • courir 125km
  • manger du lyophilisé et gérer ma quantité de nourriture
  • ne pas me laver
  • dormir sur un mini tapis de sol donc pas de confort
  • enchainer les étapes

Et pourtant c’est une des meilleures aventures humaines et sportives de ma vie.

Chose promie, chose due… la bière des finishers !!!!!

Je regagne ma chambre occupée juste avant le départ et retrouve mes affaires.

Une bonne douche qui fait du bien avant d’aller buller à la piscine. Les 2 piscines de l’hotel avec vue sur mer sont très agréables… surtout pour la phase de récupération post course.

Quand je pense à ceux qui sont au travail… Je me dis que je suis encore bien ici au chaud quelques jours.

Le soir c’est la remise des prix et la soirée de cloture de l’aventure. Un buffet géant, trop bon et puis après tout le monde se rend bar dansant de l’hotel jusqu’au bout de la nuit.

C’est la fiestaaaaaa !

Je profiterai de l’hotel du jeudi apres-midi au dimanche matin.

Le complexe est très agréable pour se reposer, prendre du temps pour soi. Un petit village est à côté pour ceux qui souhaitent visiter. Ou bien d’autres sports sont possibles aussi car c’est l’hotel complexe sportif le plus grand de l’ile.

Personnellement, j’ai opté pour l’apero / détente / farniente piscine.

Le dernier soir, munis de nos médailles et tee shirt finishers, nous sommes allés voir le couché de soleil sur la petite montagne oùnous avons fini la course, située à côté de l’hotel.

Un trop bon moment, et l’un des derniers, vécus tous ensemble.


Ah la la le retour à Paris va être difficile…

Merci encore à toute l’équipe WAA pour tout l’équipement mais surtout, merci de m’avoir permis de vivre ça. C’était incroyable !

Pour conclure, je repars avec les étoiles dans les yeux. C’était une super aventure que je vous conseille vivement.

POINTS POSITIFS

  • la diversité du terrain (sentiers, chemins, laves, sables, plages,etc..) et des paysages
  • l’équilibre entre les étapes + la journée de repos
  • la tente individuelle
  • l’hotel avant et après la course + prestations de l’hotel (nourriture, piscines)
  • l’organisation en général et la sécurité sur la course

POINTS NEGATIFS

  • l’arrivée à l’hotel un peu fouillie : manque d’explication et d’indications pour récupérer sa chambre au bon endroit
  • le manque d’accueil et de chaleur à l’arrivée de l’étape 2 – étape longue
  • les courriers reçus, remis uniquement le lundi, le 1er jour. Ce serait chouette le mercredi lors de la journée de repos, après la grosse étape passée.